Grande-Bretagne: Rolls-Royce va fournir des réacteurs de sous-marins nucléaires

COMMERCE Un contrat «de plus d'un milliard de livres» (1,24 milliard d'euros) avec le ministère de la Défense britannique...

© 2012 AFP

— 

Le motoriste britannique Rolls-Royce a annoncé lundi avoir signé un contrat "de plus d'un milliard de livres" (1,24 milliard d'euros) avec le ministère de la Défense britannique, portant sur la fourniture de réacteurs pour des sous-marins nucléaires.
Le motoriste britannique Rolls-Royce a annoncé lundi avoir signé un contrat "de plus d'un milliard de livres" (1,24 milliard d'euros) avec le ministère de la Défense britannique, portant sur la fourniture de réacteurs pour des sous-marins nucléaires. — Benoît Doppagne afp.com

Le motoriste britannique Rolls-Royce a annoncé lundi avoir signé un contrat "de plus d'un milliard de livres" (1,24 milliard d'euros) avec le ministère de la Défense britannique, portant sur la fourniture de réacteurs pour des sous-marins nucléaires.

Il confirmait ainsi des informations de sources concordantes, qui indiquaient dimanche qu'un tel contrat serait annoncé dans la semaine.

"Le contrat inclut la modernisation de l'usine actuelle de production de réacteurs de Rolls-Royce à Derby" (centre de l'Angleterre), précise le motoriste dans son communiqué.

La flotte britannique compte actuellement quatre sous-marins nucléaires, qui arriveront en fin de vie dans les années 2020.

La décision de construire ou non de nouveaux sous-marins "n'a pas besoin d'être prise avant 2016", avait affirmé dimanche à la BBC le ministre de la Défense, Philip Hammond. Mais "ce que nous faisons maintenant est de commander ce qui doit l'être pour que nous ayons la possibilité" de fabriquer ces appareils si une telle décision est prise.

Ces déclarations risquent de provoquer de nouvelles tensions au sein du gouvernement de coalition au pouvoir. Les conservateurs sont partisans d'un renouvellement de la flotte de sous-marins, mais les libéraux-démocrates souhaitent étudier des solutions alternatives, arguant notamment du coût de ces engins en période d'austérité.

Le ministère de la Défense doit voir ses crédits réduits d'environ 8% sur quatre ans, dans le cadre du plan d'austérité mis en place fin 2010.