Le chômage à 9,1%, en baisse de 2,16%

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Le nombre d'intentions de contrats nouvelles embauches (CNE) déclarées par les entreprises s'est élevé à 58.000 en janvier en données brutes, portant à 303.900 le nombre de CNE depuis leur création en août, selon l'Acoss (Agence centrale des organismes de securité sociale).
Le nombre d'intentions de contrats nouvelles embauches (CNE) déclarées par les entreprises s'est élevé à 58.000 en janvier en données brutes, portant à 303.900 le nombre de CNE depuis leur création en août, selon l'Acoss (Agence centrale des organismes de securité sociale). — Stéphane de Sakutin AFP/Archives

 Le nombre de demandeurs d'emploi a reculé de 2,16% en mai (-48.900 personnes), totalisant 2.213.100 personnes, et le taux de chômage au sens du BIT a atteint 9,1% de la population active (-0,2 point), selon les données officielles rendues publiques jeudi.
En mai, le nombre de chômeurs de catégorie 1 a reculé de 48.900 personnes (- 2,16%), soit la baisse mensuelle la plus forte depuis "mars 2000", a commenté Jean-Louis Borloo, qui a qualifié ce recul d"historique".
Il faut remonter en fait à septembre 2000 pour retrouver une baisse mensuelle aussi forte, a précisé par la suite  le ministère de l'Emploi. La baisse était alors de 53.800 demandeurs d'emploi, autant qu'en mars 2000, un chiffre jamais atteint ensuite, jusqu'à ce mois de mai 2006.
Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie 1 (personnes immédiatement disponibles à la recherche d'un CDI à temps plein) s'établit désormais à 2.213.100, son niveau le plus faible depuis février 2002, selon les données du ministère de l'Emploi.
Le chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) -- calculé différemment -- a quant à lui reculé de 0,2 point par rapport à avril, revenant à 9,1% de la population active.
Le chômage baisse en France de manière quasi continue depuis le mois de février 2005, enregistrant un recul de 261.000 demandeurs d'emploi en quinze mois (-11%).
Dévoilant ces chiffres jeudi devant des journalistes, Jean-Louis Borloo a estimé que l'amélioration du chômage était à mettre essentiellement au crédit des mesures du "plan gouvernemental" de cohésion sociale lancé, à son initiative, en janvier 2005.