Grands travaux : la crainte du grand reniement

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L’Alsace sera-t-elle privée du TGV Est ? C’est l’un des enjeux du débat, aujourd’hui à l’Assemblée nationale, sur les grands projets ferroviaires, routiers, mais aussi fluviaux. Faute de fonds, certains pourraient être purement et simplement annulés. Pour les réaliser, il manquerait 10 à 15 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat. Et les élus locaux tremblent : à moins de revoir à la hausse leurs contributions financières, ils risquent de devoir attendre encore longtemps avant de voir leur ville ou leur région raccordée à l’autoroute ou au TGV espérés. Les Alsaciens sont sans doute les plus inquiets. D’ici à 2007, le TGV Est doit relier Paris à Baudrecourt, en Moselle. Mais son arrivée, à terme, en gare de Strasbourg reste menacée. Ce n’est pas prioritaire, concluait, en mars, un audit mené par des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Egalement en suspens : le TGV Lyon-Turin ou encore le canal Seine-Nord. Des projets pourtant défendus dans un second rapport, signé de la Délégation à l’aménagement du territoire. Au gouvernement de trancher, avant de garantir le financement des projets rescapés. Il n’exclut pas un grand emprunt ou la privatisation des très rentables sociétés d’autoroutes. F. K.