EADS toujours plongé dans l'incertitude

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Le titre du groupe aérospatial européen EADS a reculé hier, alors qu'aucune solution n'a encore été apportée à la crise qui dure depuis deux semaines. L'action a perdu 3,89 % à 21,22 e. Le cours a pâti pour le deuxième jour consécutif de prises de bénéfices, les actionnaires préférant récupérer leur mise. L'annonce de retards de livraison de l'A380, l'avion vedette de la filiale Airbus, a plongé l'entreprise dans la tourmente. Cette dernière a été aggravée par la révélation de la vente d'actions par son coprésident Noël Forgeard et d'autres dirigeants en mars, bien avant que les déboires industriels soient rendus publics.

« Il y a une déception car on attend des réformes et il ne se passe rien », déplorait hier un analyste sous couvert de l'anonymat. Auditionné hier matin par des députés, Noël Forgeard a exclu de démissionner. Mais son avenir ne s'en trouve pas assuré pour autant. Les actionnaires industriels d'EADS, le français Lagardère et l'allemand DaimlerChrysler, doivent annoncer une réorganisation de la direction. De son côté, le ministre de l'Economie Thierry Breton s'est contenté de réaffirmer que l'Etat avait « proposé un schéma ».

A. B. (Avec AFP)

Le PDG de la SNCF, Louis Gallois, pourrait remplacer Noël Forgeard à la tête d'EADS. Le PDG allemand d'Airbus, Gustav Humbert, est aussi sur la sellette. Et le principe du tandem franco-allemand est remis en cause.