Espagne: Deuxième mois de recul du chômage, toujours 4,7 millions de sans-emploi

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L'Espagne, sanctionnée jeudi par Standard & Poor's, publie son taux de chômage au premier trimestre, attendu autour de 24% dans un contexte de récession: un sombre panorama qui devrait, selon des experts, durer jusqu'en 2013, nourri par une cure de rigueur sans précédent.
L'Espagne, sanctionnée jeudi par Standard & Poor's, publie son taux de chômage au premier trimestre, attendu autour de 24% dans un contexte de récession: un sombre panorama qui devrait, selon des experts, durer jusqu'en 2013, nourri par une cure de rigueur sans précédent. — Jaime Reina afp.com

Le nombre de chômeurs en Espagne a baissé de 0,63% en mai, avec 4,71 millions de personnes, le deuxième mois de recul après avoir atteint en mars un record historique, en pleine récession, a annoncé ce lundi le ministère du Travail. Le chômage en Espagne a connu auparavant huit mois consécutifs de hausse, dans un pays qui affiche le taux le plus élevé de sans-emploi dans le monde industrialisé, 24,44% de la population active selon l'Institut national de la statistique (Ine).

En mai, 30.113 chômeurs de moins ont été comptabilisés par rapport à avril, et le pays compte désormais 4.714.122 demandeurs d'emploi. Sur un an, la tendance reste toutefois nettement à la hausse, avec 524.463 chômeurs en plus, soit une progression de 12,52%. Surtout, mai, qui est traditionnement un bon mois pour l'emploi en Espagne, avec les premiers contrats pour la saison touristique d'été, avait été bien meilleur en 2011, où 79.701 chômeurs en moins avaient été comptés.

«Nous nous trouvons dans une deuxième phase de récession qui, même si elle n'est pas aussi brutale et profonde que la précédente, a un impact négatif sur l'emploi», a reconnu dans un communiqué Engracia Hidalgo, secrétaire d'Etat à l'Emploi. Le gouvernement table d'ailleurs sur une hausse du taux de chômage en 2012, à 24,3%, avant de commencer à baisser en 2013 (24,2%). L'Espagne a renoué au premier trimestre avec la récession, à peine deux ans après en être sortie, avec un recul du PIB de 0,3%.