20,9 millions de personnes victimes du travail forcé dans le monde selon l'OIT

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Près de 20,9 millions de personnes, dont près d'un quart ont moins de 18 ans, sont victimes du travail forcé dans le monde, occupant des postes qui leur ont été imposés par la contrainte ou la tromperie, indique l'Organisation internationale du travail (OIT) dans une étude publiée vendredi.
Près de 20,9 millions de personnes, dont près d'un quart ont moins de 18 ans, sont victimes du travail forcé dans le monde, occupant des postes qui leur ont été imposés par la contrainte ou la tromperie, indique l'Organisation internationale du travail (OIT) dans une étude publiée vendredi. — Nicolas Asfouri afp.com

Près de 20,9 millions de personnes, dont près d'un quart ont moins de 18 ans, sont victimes du travail forcé dans le monde, occupant des postes qui leur ont été imposés par la contrainte ou la tromperie, indique l'Organisation internationale du travail (OIT) dans une étude publiée vendredi.

Près de 5,5 millions (26%) ont moins de 18 ans et 11,4 millions (55%) sont des femmes, selon le rapport.

Sur l'ensemble des 20,9 millions de travailleurs forcés, 18,7 millions, soit 90%, sont exploités dans l'économie privée. Parmi ces derniers, 4,5 millions sont en plus victimes d'exploitation sexuelle.

L'OIT précise que parmi ceux qui travaillent dans l'économie privée, 14,2 millions oeuvrent dans des activités économiques comme l'agriculture, la construction, le travail domestique ou la production manufacturée.

Sur les 20,9 millions, près de 10% sont concernés par des formes de travail forcé imposées par l'Etat, par exemple en prison dans des conditions qui sont en violation des normes de l'OIT, ou exercent des activités imposées par l'armée nationale ou par des forces armées rebelles.

C'est dans la région qui comprend l'Europe centrale et du Sud-Est et la Communauté des Etats Indépendants (CEI) ainsi qu'en Afrique que le taux de prévalence, c'est-à-dire le nombre de victimes pour 1.000 habitants est le plus élevé, avec respectivement 4,2 et 4 travailleur forcé pour 1.000 habitants. Il est plus faible dans les économies développées et l'Union européenne, de l'ordre de 1,5 pour 1.000.