Lagarde regrette la polémique provoquée par ses remarques sur la Grèce

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La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, regrette la polémique provoquée par ses propos récents invitant les Grecs à "s'entraider collectivement", a déclaré jeudi à Washington un porte-parole de son organisation.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, regrette la polémique provoquée par ses propos récents invitant les Grecs à "s'entraider collectivement", a déclaré jeudi à Washington un porte-parole de son organisation. — Timothy A. Clary afp.com

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, regrette la polémique provoquée par ses propos récents invitant les Grecs à «s'entraider collectivement», a déclaré jeudi à Washington un porte-parole de son organisation.

Christine Lagarde a dit devant le Conseil d'administration du Fonds "qu'elle regrettait que ses remarques aient été mal comprises et qu'elles aient offensé", a déclaré ce porte-parole, Gerry Rice, lors d'un point de presse.

Christine Lagarde et le FMI ont toujours dit qu'ils éprouvaient «un grand respect pour la Grèce et son peuple, et les sacrifices que de très nombreux Grecs consentent pour surmonter la crise économique», a ajouté ce porte-parole.

«Depuis quelques années, le FMI fait de gros efforts pour soutenir la Grèce», a encore déclaré Gerry Rice.

Le FMI a annoncé le 17 mai qu'il s'était mis en retrait de la Grèce, qu'il refusait de travailler avec le gouvernement transitoire à Athènes et qu'il attendait les élections de juin pour reprendre éventuellement le versement de son aide au pays, dont une nouvelle tranche aurait dû en théorie être débloquée jeudi.

«Nous continuons de penser que si toutes les parties concernées assument leurs responsabilités et si les bonnes mesures politiques sont mises en oeuvre, alors la Grèce pourra surmonter la situation et se construire un avenir meilleur», a dit jeudi Gerry Rice.

«L'engagement du FMI à soutenir la Grèce dans cet effort reste entier», a-t-il ajouté.

Christine Lagarde s'était attirée les foudres des Grecs, qui s'étaient dits «humiliés», dimanche, lorsqu'elle avait déclaré au quotidien britannique The Guardian qu'ils devraient commencer par s'entraider collectivement», en «payant tous leurs impôts».