Ce que rapporte la journée de solidarité

TRAVAIL L'an dernier, 2,33 milliards d’euros ont été récoltés...

M.B.
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A la maison de retraite de la Kachelofe à la Meinau.
A la maison de retraite de la Kachelofe à la Meinau. — GILLES VARELA / 20 MINUTES

Depuis 1994, date de son instauration, la journée de solidarité a rapporté déjà plus de 15 milliards d’euros, selon chiffres de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Rien que l’an dernier, 2,33 milliards d’euros ont été récoltés. Sur cette somme, 1,4 milliard d’euros ont été redistribués pour les personnes âgées et 933 millions pour les personnes handicapées. Des recettes qui ont par exemple servi à financer des travaux de modernisation ou de reconstruction de maisons de retraite.

Mise en place après la canicule meurtrière de 2003, cette journée de solidarité a obligé dès 2004 tous les salariés à travailler le lundi de la Pentecôte. Depuis, 2008, le dispositif a été assoupli laissant la possibilité de travailler à l’occasion d’un autre jour férié, excepté le 1er mai, ou tout simplement de supprimer une RTT.

Désormais à la carte, cette journée, depuis le début, fait débat. Ce lundi, le député apparenté PS René Dosière s’est montré surpris, sur les ondes de BFM TV, que les parlementaires n’y cotisent pas alors qu'ils l’ont eux-même votée.


Journée de solidarité : René Dosière "étonné"... par BFMTV

 

Dans tous les cas, l’argent récolté est insuffisant aux regards des enjeux de la dépendance, selon Pascal Champvert, le président de l’AD-PA, interrogé par Le Parisien.  Seule solution pour lui : augmenter les impôts. Dans 40 ans, le nombre de personnes dépendantes sera compris entre 1,1 et 1,5 million, soit deux fois plus qu’en 2010. Alors Premier Ministre, François Fillon avait envisagé la création d'une deuxième journée de solidarité en novembre 2011.