Air France: Le gouvernement se dit attentif à l'emploi

Reuters
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Le nouveau ministre délégué aux  Transports, Frédéric Cuvillier, a déclaré lors d'un entretien avec le  PDG d'Air France que le gouvernement serait particulièrement attentif à  ce que le plan de redressement de la compagnie aérienne ne se traduise  pas par des licenciements secs. «Lors de cet entretien, le ministre a souligné qu'il serait  particulièrement attentif tout au long des mois à venir à ce que la  compagnie qui compte 53.000 salariés puisse se donner les moyens de son  redressement, en écartant tout plan prévoyant des départs non  volontaires», a précisé le ministère dans un communiqué publié ce vendredi. 

«Prenant acte de l'engagement de la compagnie de ne pas prévoir de  départs contraints, le ministre a souhaité qu'une information complète  de l'évolution de la situation d'Air France et de ses salariés soit  donnée par l'entreprise au gouvernement», a-t-il ajouté. Air France a présenté jeudi un plan de réorganisation de ses  activités court- et moyen-courriers qui prévoit en particulier la  création d'un pôle régional regroupant trois compagnies existantes et la  montée en puissance de la compagnie «low cost» Transavia.

La compagnie française, qui veut également ouvrir de nouvelles  lignes long-courriers et améliorer la qualité de son service sur ce  segment lucratif, a dit avoir décelé des «sureffectifs» dont elle ne  précisera le volume que durant la deuxième quinzaine de juin. Le PDG d'Air France, Alexandre de Juniac, a réaffirmé toutefois sa volonté d'éviter des licenciements secs.  Air France-KLM, numéro deux européen du transport aérien, dont  l'Etat français détient 15,9%, veut économiser deux milliards d'euros  d'ici fin 2014 afin de réduire sa dette d'autant, en réduisant à la fois  ses investissements dans sa flotte et ses effectifs.