Illustration de fiches de salaire.
Illustration de fiches de salaire. — ALEXANDRE GELEBART / 20 MINUTES

REMUNERATION

Smic: Michel Sapin annonce un coup de pouce mais pas de forte hausse

Le ministre du travail, Michel Sapin, a précisé ses intentions jeudi matin sur Canal+...

«Quand vous êtes une caissière à 70% du Smic, vous n'arrivez pas à vivre, il est légitime que de donner un coup de pouce au Smic», a déclaré vendredi le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social.

Une bonne nouvelle qui ne devrait toutefois pas satisfaire les syndicats, qui demandent eux une forte revalorisation du salaire minimal (+300 euros bruts pour la CGT à 1.700 euros bruts mensuels, et une hausse progressive à 1.340 euros nets contre environ 1.100 euros nets pour FO). Une option qui a été clairement rejetée lundi par le ministre du Travail.

Selon lui, «on ne peut pas non plus faire des sauts sur le Smic» car cela mettrait en péril l’équilibre financier précaire des entreprises, notamment les plus petites, déjà fragilisées par des carnets commandes en sous régime.

Un sujet brûlant de la conférence sociale

Concilier ces demandes légitimes des salariés et les préoccupations des entrepreneurs sera au cœur de la concertation avec les partenaires sociaux que le gouvernement entend engager avant toute décision sur une hausse du Smic: «Il n'y a pas de bonne décision s'il n'y a pas le dialogue qui précède cette décision», a-t-il martelé. Une conférence sociale consacrée notamment à ce sujet se tiendra avant mi-juillet.

Ce «coup de pouce au Smic» est un des engagements de campagne de François Hollande. Le candidat socialiste avait promis une première revalorisation «décidée par le gouvernement» à l'issue de la conférence sociale, mais également une réforme du calcul du «réajustement mécanique» annuel du salaire minimum, indiquant vouloir «à la fois indexer le Smic sur les prix et en même temps le lier à la croissance». Un mécanisme de revalorisation qui serait appliqué chaque année à compter de 2013.