La Bundesbank soucieuse mais inflexible face à la Grèce

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La banque centrale allemande a jugé dans son rapport mensuel publié mercredi que "l'évolution actuelle en Grèce était très préoccupante" mais que le soutien financier international à Athènes "ne devait pas être davantage étendu".
La banque centrale allemande a jugé dans son rapport mensuel publié mercredi que "l'évolution actuelle en Grèce était très préoccupante" mais que le soutien financier international à Athènes "ne devait pas être davantage étendu". — Daniel Roland afp.com

La banque centrale allemande a jugé dans son rapport mensuel publié mercredi que "l'évolution actuelle en Grèce était très préoccupante" mais que le soutien financier international à Athènes "ne devait pas être davantage étendu".

Si la Grèce venait à ne pas tenir ses engagements de réformes, elle "aurait à en supporter les conséquences", met aussi en garde la Bundesbank, selon qui dans ce cas "les défis posés à l'Allemagne et à la zone euro seraient conséquents, mais surmontables".

"La poursuite du versement des aides (européennes et internationales) est en jeu", ajoute-t-elle, après de premières élections législatives le 6 mai qui ont sanctionné les partis pro-austérité en Grèce et laissé le pays sans gouvernement.

Pour le prochain scrutin, le 17 juin, la gauche radicale part favorite. Son leader Alexis Tsipras a comparé le programme d'austérité imposé à Athènes en échange du soutien international à "l'enfer".

Pour la banque centrale allemande, il semble qu'un arrêt de l'aide, synonyme de défaut et certainement d'une sortie de l'euro de la Grèce, soit préférable à un allègement des réformes exigées du pays.

"Un assouplissement sensible" des engagements pris par Athènes envers ses grands créanciers internationaux, à savoir l'Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), "affaiblirait fortement la confiance dans les accords et les traités au sein de l'Union monétaire", écrit-elle.

"Le cadre actuel de contrôle, de responsabilité et de solidarité entre pays membres serait alors remis en cause de manière fondamentale", prévoit la banque centrale.