Le patronat français «pas dans la logique» d'une sortie de la Grèce de l'euro

EUROPE Laurence Parisot a de nouveau plaidé pour la création d'Etats-Unis d'Europe...

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La présidente du patronat français, Laurence Parisot, a déclaré mardi qu'elle n'était "pas dans la logique" d'une sortie de la Grèce de la zone euro, ouvertement évoquée par certains dirigeants politiques et économiques.
La présidente du patronat français, Laurence Parisot, a déclaré mardi qu'elle n'était "pas dans la logique" d'une sortie de la Grèce de la zone euro, ouvertement évoquée par certains dirigeants politiques et économiques. — Eric Piermont afp.com

La présidente du patronat français, Laurence Parisot, a déclaré mardi qu'elle n'était «pas dans la logique» d'une sortie de la Grèce de la zone euro, ouvertement évoquée par certains dirigeants politiques et économiques.

«On ne se met pas du tout dans cette logique-là», a déclaré Mme Parisot interrogée sur l'éventuel chiffrage par son organisation, le Medef, du coût d'une éventuelle sortie de la Grèce de l'Union monétaire.

Le renforcement de l'intégration européenne, seule solution

Face à la crise des dettes publiques en Europe, «la vraie réponse, la réponse qui est à la fois ambitieuse et efficace, la réponse qui permettrait la croissance que le président de la République appelle de ses voeux, c'est une plus grande intégration» européenne, a-t-elle ajouté, en plaidant de nouveau pour la création d'Etats-Unis d'Europe.

«Il faut absolument qu'on fasse un grand bond en avant en matière d'intégration et d'approche fédérale», a estimé la patronne des patrons.

Cette intégration européenne passe par «bien sûr une intégration budgétaire (...), mais aussi une plus grande cohérence sociale», a estimé Mme Parisot, qui s'est dite favorable à la mise en place d'un salaire minimum garanti en Allemagne.

Le ministre français de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a déclaré à l'AFP que la France voulait «tout faire» pour éviter une sortie de la zone euro de la Grèce, où la crise économique se double d'un blocage politique. Les Grecs sont à nouveau appelés aux urnes le 17 juin.