En Allemagne, seule la récession progresse

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Un spectre hante l’Europe : celui de la récession. Il règne déjà en Allemagne et aux Pays-Bas. Coup sur coup, hier, les deux pays ont annoncé qu’ils répondaient désormais à la définition officielle de la récession : le recul pendant deux trimestres d’affilée de leur produit intérieur brut (PIB). Donc, de leur richesse nationale. La contre-performance de l’Allemagne, première puissance économique européenne, a de quoi inquiéter ses voisins. De janvier à mars, son PIB a reculé de 0,2 %, après avoir déjà diminué de 0,03 % sur le dernier trimestre de 2002. C’est déjà sa seconde récession en deux ans. Certes, l’ex-meilleur élève du continent souffre de handicaps propres : il continue à payer le prix de la réunification, sa population vieillit et, selon le patronat, les charges y sont plus élevées qu’ailleurs, France comprise. Celle-ci échappera-t-elle à la contagion ? Réponse le 20 mai, avec les chiffres du premier trimestre. L’Insee table sur une croissance de 0,3 %. C’est peu, mais assez pour rester de justesse dans le vert, après le recul de 0,1 % d’octobre à décembre 2002. La France resterait ainsi dans la moyenne : selon Eurostat, la croissance dans la zone euro est aujourd’hui nulle. Au sens propre. F. K.