Revivez l'entrée en Bourse de Facebook: Facebook ne flambe pas, termine inchangé.

Bertrand de Volontat (avec AFP)

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Facebook entre en bourse, New-York, le 18 mai 2012.
Facebook entre en bourse, New-York, le 18 mai 2012. — F. FRANKLIN / AP / SIPA
Ce live est terminé, merci de l'avoir passé en notre compagnie. Pourquoi Facebook n'a pas flambé? L'analyse à venir.

22h00: Facebook termine quasi-inchangé à 38,23 dollars
Facebook a terminé presque inchangé à 38,37 dollars, soit une hausse de 0,5%. Et ce n'est que grâce au soutien des banques d'investissement ayant piloté son entrée en Bourse que le réseau a fini dans le vert. Malgré tout, Mark Zuckerberg peut sabler le champagne: son entreprise vaut aujourd'hui plus de 100 milliards de dollars, une somme jugée folle il y a encore deux ans.
21h30: Six mois après, les dernières IPOs Internet dans le rouge
LinkedIn, Zynga, Groupon, Pandora, Netflix... En moyenne, six mois après leur entrée en Bourse, les dernières entreprises Internet ont perdu 40% par rapport au cours d'ouverture. Pour Facebook, cela ferait un cours à 28 dollars en novembre prochain. Seul LinkedIn a réussi a rebondir par la suite, revenant actuellement sur ses plus haut, un an après l'IPO.
21h00: FB presque de retour à son cours d'introduction
En ce moment, le titre revient à 39 dollars, en toute petite hausse de 2.7% sur le cours d'introduction de 38 dollars.
20h50: FB, une action chère et risquée
L'un des chiffres que les analystes considèrent pour une action est le P/E ratio, ou price/earnings ratio, qui peut s'obtenir en divisant la capitalisation boursière par les bénéfices annuels. Plus il est elevé, plus une action est "chère".
- pour Facebook, le PER est de 100 (100 milliards de capitalisaton / 1 milliards de bénéfices en 2011)
- pour Apple: 14
- pour Google: 19

Il est normal pour une jeune société en développement d'avoir un PER plus élevé, mais Facebook va devoir rapidement prouver au marché qu'il possède des relais de croissance importants pour faire grimper ses bénéfices.
20h15: Facebook a-t-il été trop gourmand?
"Il y a des personnes mécontentes" à Wall Street, confie l'analyste Wayne Kaufman à Reuters. "Ils espéraient que Facebook ferait bien mieux" pour sa première journée. Selon lui, en relevant plusieurs fois son cours d'introduction, finalement fixé à 38 dollars, Facebook a peut-être été trop gourmand. Plusieurs experts estiment qu'il aurait été plus malin de taper plus bas, vers 32 dollars, pour avoir un "bang" plus important au premier jour.
20h00: H-2 avant la clôture
Les paris sont ouverts sur le cours final: on mise sur 41,66 dollars.
19h45: Facebook vs Google
En quelques chiffres, Facebook, c'est
- la moitié de la capitalisation boursière de Google (100+ milliards de dollars vs 200 milliards)
- deux fois plus de pages vues par mois (114 milliards vs 55 milliards)
- un chiffre d'affaires dix fois plus faible (3,7 milliards de dollars en 2011 vs 38 milliards)
19h25: Mark Zuckerberg vaut 28 milliards de dollars
Cela le place pour l'instant aux environ de la 20e place du classement des milliardaires. A 28 ans, le PDG de Facebook est le seul dans le top 50 à avoir moins de 40 ans.
19h15: Attention à la baisse lundi?
Lors d'une entrée en Bourse aux Etats-Unis, il est interdit de vendre à découvert, ou "shorter", une action, ce principe qui vise à vendre un titre qu'on ne possède pas pour le racheter à un prix inférieur. Mais lundi, tous les coups seront permis et le titre pourrait être plus chahuté qu'aujourd'hui.
19h00: Le titre remonte doucement
L'action Facebook s'échange désormais à 41 dollars, soit une hausse de 8% par rapport aux 38 dollars de l'introduction.
18h45: Zuckerberg aux employés: "Back to work"



Le PDG de Facebook s'est adressé aux employés et aux actionnaires à 9h40 (18h40 en France). "Notre mission n'est pas d'être une compagnie cotée. Notre mission, c'est de rendre le monde plus ouvert et plus connecté. C'est l'heure de se remettre au travail et je suis impatient de voir ce que vous allez créer", a lancé Zuckerberg, remerciant les investisseurs et tous les 900 millions d'utilisateurs de Facebook.
18h35: Eduardo Saverin félicite Mark Zuckerberg
Le cofondateur de Facebook est beau joueur. Ecarté de l'aventure (par Sean Parker, selon la légende, même s'il affirme que The Social Network était davantage "de l'art que la réalité"), Eduardo Saverin a addressé ses "félicitations" à Mark Zuckerberg. Il peut lui dire merci: sa fortune, après l'entrée en Bourse, est estimée à 3 milliards de dollars.
18:25: Mark Zuckerberg doit parler à tout moment
Le jeune milliardaire doit s'adresser aux investisseurs en compagnie de Sheryl Sandberg (Chief operating officer).
18:15: Mark Zuckerberg à la cloche en vidéo
18h00: Pourquoi le titre ne flambe-t-il pas?
LindkedIn s'était envolé de 100%, Yelp de 60%, pourquoi le titre Facebook reste-t-il pour l'instant à l'étal? La même explication revient dans les bouches des experts: il s'agit aujourd'hui d'une seconde introduction en Bourse pour le réseau social; depuis plus de 2 ans, les investisseurs échangeaient déjà des titres sur le second marché. Malheureusement, il fallait être un rocker comme Bono pour en bénéficier; les petites porteurs, eux, ont dû attendre jusqu'à aujourd'hui.
17h50: La hausse effacée
Après une ouverture à 43 dollars à l'ouverture (car les traders ont pu échanger des milliers de titre avant  le top départ), le titre FB est désormais revenu à 38 dollars. Sur Bloomberg TV, les experts débattent de la signification: l'un estime que cela veut dire que le prix fixé était bien choisi; pour un autre, "si on finit sous les 38 dollars, c'est une catastrophe" pour Facebook.

17h40/ Dernières infos: 

Après une ouverture à 43 dollars, la hausse s'est effritée avec un titre qui se stabilise, 20 minutes après les débuts, à 40 dollars. 

Et maintenant, l'effet Facebook à l'envers: Groupon et Pandora perdent 4%, Zynga 2.6%. Yahoo prend quant à lui 5%.

Mark Zuckerberg fait sonner la cloche de l'ouverture de la plateforme boursière électronique Nasdaq, depuis son QG californien. Et met à jour son statut sur Facebook: «Mark Zuckerberg listed a company on NASDAQ. — with Chris Cox and 4 others.»

Pourquoi entrer à 17h et non à 15h30?

L'action du réseau social sur internet Facebook va faire ses débuts très attendus vendredi sur la plateforme boursière électronique Nasdaq au prix de 38 dollars pièce - 421 millions d'actions -, valorisant le groupe à un montant pouvant atteindre 104 milliards de dollars. La cotation est prête et attend le coup d'envoi à 17h00.

A l'image des entrées en cotation de Zynga ou Groupon - deux valeurs qui pourraient bénéficier de l'effet Facebook, tout comme Linkedin, Facebook attendra une heure et demie d'échanges avant de placer ses parts, le temps pour le marché de mettre en relation les nombreux acheteurs et vendeurs. Les investisseurs devront attendre pour voir si leur demande d'obtention de parts auprès de leur broker a été entendue.

Pour cette introduction -la plus importante pour une valeur internet et la deuxième plus importante aux Etats-Unis tous secteurs confondus, derrière Visa, mais à la même hauteur que la capitalisation de Total-, analystes et financiers attendent de voir jusqu'où va monter le titre au cours de sa première journée de cotation. Voici le document d'introduction en Bourse, déposé auprès de la SEC

Une clôture à 50 dollars dès ce soir?

«Un bond de 15% à 20% est de l'ordre du possible, estime Tim Loughran, professeur de finance à l'Université de Notre Dame, dans l'Indiana. Le fait qu'ils aient déjà relevé la fourchette d'introduction et accru le nombre de titres est propice à un début en hausse.»

Certains investisseurs estiment que le titre pourrait gagner 30%, voire davantage, dès vendredi en dépit des interrogations persistantes sur la capacité réelle de Facebook à générer durablement des profits même s'il revendique 901 millions d'utilisateurs dans le monde, à fin mars. La moyenne des estimations d'analystes recueillies par Morningstar prédit un cours de clôture de 50 dollars vendredi.

«FB» va lever 16 milliards de dollars

L'entreprise, née il y a huit ans dans une chambre d'étudiant à Harvard, récolte 6,84 milliards de dollars pour son propre compte sur une opération totale de quelque 16,02 milliards de dollars. En 2008, Visa avait levé 17,9 milliards lors de son entrée sur le marché.

Le PDG fondateur Mark Zuckerberg ne vend que les actions qui lui permettront de solder sa facture fiscale, soit pour 1,15 milliard de dollars de titres, tout en conservant le reste de sa participation de 18,4%. De nombreux analystes ont mis en garde contre tout emballement pour le titre du réseau social aux 900 millions de membres, qui sera coté sous le sigle «FB».

La croissance du chiffre d'affaires est en décélération alors que l'entreprise fait monter en puissance ses investissements et peine à générer des revenus depuis les appareils portables, de plus en plus utilisés pour consulter le site à la place d'ordinateurs classiques. En cas de fort intérêt des investisseurs, jusqu'à 63,18 millions de titres supplémentaires pourraient être mis en vente.

Zuckerberg suivra l'IPO depuis le siège californien

Mark Zuckerberg, qui a soufflé ses 28 bougies lundi, doit suivre l'événement de loin, au siège de Facebook à Menlo Park, fidèle à son image de «geek». Les employés de Facebook ont été conviés à participer à un «hackathon» (marathon de codage informatique) dans la nuit, qui s'achèvera quand Zuckerberg fera sonner à distance la cloche d'ouverture du Nasdaq

Facebook compte plus de 900 millions d'utilisateurs actifs, dont plus de la moitié se connectent au moins une fois par jour. Si Facebook était un pays, ce serait le troisième du monde après la Chine et l'Inde. Le groupe, qui comptait 3.539 employés fin mars, prévoit d'en embaucher «des milliers» cette année.

Les proches de «FB» millionnaires «like this»

Dans l'opération, outre Zuckerberg, nombre des premiers «amis» de Facebook, qui ont parié sur la société à ses débuts, ont engrangé quelques millions de dollars. C'est par exemple le cas du chanteur de U2 Bono, qui, grâce à son association avec le fonds Elevation Partner, possède environ 1,5% du réseau social. Ce fonds cède 4,62 millions de titres pour 175,6 millions de dollars.

Deuxième plus gros actionnaire du groupe, le capital-risqueur James Breyer, du fonds Accel Partners, qui cède un peu plus de 49 millions d'actions -pour une recette de 1,86 milliard de dollars.

Même des adversaires de Zuckerberg, comme les jumeaux Tyler et Cameron Winklevoss et leur camarade Divya Narendra, qui l'accusaient d'avoir volé leur idée, sont aujourd'hui millionnaires grâce aux actions obtenues pour solder des poursuites. Des employés des premiers mois du groupe, rémunérés en actions, ont eux aussi touché le pactole à la faveur de cette introduction en Bourse.