Une sortie de la Grèce de la zone euro ne serait pas fatale selon la BCE

Reuters

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Une sortie de la Grèce de la zone euro n'est pas une perspective réjouissante mais elle ne serait pas forcément fatale, a estimé samedi Patrick Honohan, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).

«Nous pouvons gérer cela sur le plan technique mais cela affecterait la confiance dans toute la zone euro et cela ajouterait à la complexité (de la situation)», a déclaré le gouverneur de la Banque centrale d'Irlande au cours d'une conférence à Tallinn, en Estonie.

«Ce ne serait pas nécessairement fatal, mais ce n'est pas très réjouissant», a-t-il ajouté.

Evoquée notamment en Allemagne, la sortie de la Grèce de la zone euro n'est plus un tabou depuis l'échec, vendredi, de la formation d'un gouvernement de coalition favorable aux plans de sauvetage européens.

De nouvelles élections législatives pourraient être convoquées dès ce week-end par le président grec pour le mois prochain. La Coalition de la gauche radicale (Syrisa), hostile à l'austérité et favorable à un désengagement des plans d'aide, fait figure de favorite de ce nouveau scrutin.

Le Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a prévenu vendredi qu'une sortie de la zone euro aurait un impact négatif pour la Grèce et les villes grecques en particulier.