Crédit agricole se dit prêt à tous les scénarios sur la Grèce

Reuters
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 Le Crédit agricole, dont les comptes du premier trimestre ont été une nouvelle fois plombés par la Grèce et par les charges de restructuration, s'est dit prêt vendredi à tous les scénarios sur l'avenir de la République hellénique alors que les marchés redoutent une sortie du pays de la zone euro.

Le scénarion d'une sortie de la zone euro pas majoritaire

Jugeant la situation de la Grèce «préoccupante» après les résultats des élections législatives de dimanche, Jean-Paul Chifflet, le directeur général de la banque française, a toutefois précisé que l'hypothèse d'une sortie de la zone euro n'était pas le scénario majoritaire retenu par le groupe.

«Nous sommes en tous les cas préparés à toutes les éventualités même si nous pensons que celle-ci ne doit pas arriver», a déclaré Jean-Paul Chifflet lors d'une conférence téléphonique à propos de l'avenir de la Grèce.

«Nous n'envisageons pas ce scénario de manière majoritaire comme risque de survenance», a-t-il ajouté.

Inquiétude sur  l'exposition du groupe à Emporiki

A la Bourse de Paris, l'action Crédit agricole SA, qui avait ouvert sur une baisse de plus de 3%, abandonnait 2,46% vers 10h25, à 3,41 euros dans un marché toujours nerveux en raison de l'impasse politique en Grèce et de la révélation d'une perte de trading par la banque américaine JPMorgan.

Depuis le début de l'année, le titre, qui a touché mercredi son cours le plus bas (3,344 euros) depuis son introduction en Bourse fin 2001, chute de plus de 21%, sous-performant nettement l'indice bancaire européen en baisse de seulement 0,35% depuis le 1er janvier.

»Eu égard à l'actualité grecque, l'exposition du groupe à Emporiki reste un facteur d'inquiétude majeur», estime Alex Koagne, analyste chez Natixis.

«Cependant la performance des métiers coeurs est solide sur le trimestre. Par ailleurs, le plan de deleveraging avance convenablement, ce qui constitue une bonne nouvelle», poursuit-il.