Banque postale: La facture va être salée pour les titulaires d’un compte courant inactif

BANQUE Ils devront payer 35 euros par an...

M.B.

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Le siège de la Banque Postale à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne.
Le siège de la Banque Postale à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne. — JPDN/SIPA

Avoir un compte courant inactif depuis un an risque de coûter très cher aux clients de la Banque postale. Selon Le Parisien qui s’est procuré un courrier envoyé par l’institution à ses clients, les frais de tenue de compte de 3,40 euros par an, qui passeront de 3,80 euros le 1er juin, seront majorés de 35 euros à la même date si aucune opération, comme un retrait ou un virement, n’a été effectuée l’an dernier. Coût total donc : 38,80 euros par an.

«Les gens qui n’ont pas effectué d’opérations sur leurs comptes voient leurs frais multiplier par plus de dix! Sans surprise, nous avons reçu plus de 200 plaintes écrites de clients», enrage Serge Maître, le secrétaire général de l’Association française des usagers des banques (Afub), cité par le quotidien.

«Cette initiative est totalement incompréhensible, car un grand nombre d’ouvertures de comptes ont été rendues nécessaires par l’acquisition d’autres produits financiers proposés par la Poste elle-même (assurance vie, PEA, etc.)», abonde Régis Blanchot, le représentant du syndicat SUD-PTT au conseil d’administration de la Poste.

Toutes les banques ne chargent pas leurs clients

Pour justifier un tel montant, l’institution financière, explique que «la tenue et le suivi d’un compte, même inactif, nécessitent une gestion administrative par nos services». Si cette situation prévaut chez certaines banques, d’autres comme la Barclays, la Bred ou des caisses du Crédit agricole dispensent leurs clients de ce type de frais.

Pour éviter de payer la douloureuse, la seule alternative est de demander la clôture gratuite dudit compte avant le début du mois prochain.

Depuis mardi soir, la Banque postale tente de faire machine arrière. «La facturation de ces comptes inactifs ne s’appliquera concrètement que dans un an. Les sommes seront réclamées en 2013 s’il ne se passe rien d’ici là. Il est peu probable que le tarif que nous pratiquerons à ce moment-là soit de 35 euros», explique un porte-parole.