La Bourse de Paris creuse ses pertes, suspendue à la Grèce

MARCHE Le CAC 40 a atteint son plus bas niveau de l'année en séance...

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La Bourse de Paris creusait ses pertes mercredi après-midi (-1,07%), au point d'atteindre son plus bas niveau de l'année en séance, dans un marché toujours angoissé par l'instabilité politique en Grèce.
La Bourse de Paris creusait ses pertes mercredi après-midi (-1,07%), au point d'atteindre son plus bas niveau de l'année en séance, dans un marché toujours angoissé par l'instabilité politique en Grèce. — Patrick Kovarik afp.com

La Bourse de Paris creusait ses pertes mercredi après-midi (-1,07%), au point d'atteindre son plus bas niveau de l'année en séance, dans un marché toujours angoissé par l'instabilité politique en Grèce.

A 15h40, l'indice CAC 40 perdait 33,54 points à 3.091,26 points, dans un volume d'échanges de 1,884 milliard d'euros.

Le marché parisien est tombé à 3.077,96 points peu après 15h, effaçant son plus bas de l'année en séance qui datait du 23 avril.

Après avoir déjà chuté de 2,78% la veille, le CAC 40 a rapidement mis un terme à une tentative de rebond en début de séance mercredi, pour perdre du terrain, une tendance qui s'est amplifiée dans l'après-midi.

Wall Street a de son côté débuté la séance en baisse, sans indicateur économique majeur au programme.

La crise grecque focalise les inquiétudes

«La crise de la dette souveraine demeure la première source de la persistance du courant vendeur sur les actions européennes», soulignent les analystes chez IG Markets.

Les investisseurs ne cessent de s'interroger sur la crise politique en Grèce, où aucune coalition ne semble être en mesure de se dégager pour gouverner le pays trois jours après les élections.

La crainte des opérateurs est que cette instabilité mène à un arrêt du versement de l'aide internationale qui conduirait à un défaut de paiement de la Grèce voire, dans le pire des cas, à une sortie du pays de l'euro.

«Cette crise politique s'annonce compliquée à gérer alors que les marchés ont peur d'observer des divergences importantes entre la France et l'Allemagne», explique le courtier Aurel BGC.

Signe des tensions sur le marché, les investisseurs se ruaient sur les actifs considérés comme les plus sûrs, comme la dette allemande, dont le taux à 10 ans est passé sous 1,5% peu après 15h.

De son côté, le taux espagnol repassait au-dessus de 6%, alors que le gouvernement du pays doit approuver vendredi une réforme bancaire, via notamment de nouvelles provisions, qui entretenait la prudence des marchés.

Les valeurs suivies

Les valeurs bancaires étaient les premières victimes de la situation en zone euro, à l'image de BNP Paribas (-3,99% à 27,91 euros), Crédit Agricole (-4,56% à 3,31 euros), Natixis (-4,88% à 2,11 euros) et Société Générale (-4,58% à 16,35 euros).

Dexia perdait 5,26% à 0,18 euro après avoir enregistré au premier trimestre une perte nette de 431 millions d'euros.

Saint-Gobain lâchait 2,72% à 30,46 euros, après l'annonce de la signature d'un accord lui permettant de porter à 100% sa participation dans la société américaine Sage Electrochromics.

Derichebourg était recherché (+3,28% à 2,17 euros), à la veille de la publication de ses chiffres pour le premier semestre.

PagesJaunes perdait 0,28% à 2,13 euros après que l'agence de notation Fitch Ratings a dégradé d'un cran sa note à B, en l'assortissant d'une perspective négative.

Enfin, Transgene chutait (-10,57% à 7,53 euros). Le groupe a annoncé qu'il ne poursuivrait pas le développement d'un vaccin thérapeutique dans une pathologie liée au virus du papillome humain (HPV), mais envisage "d'autres options de développement" du produit.