Faut-il encore investir dans le photovoltaïque?

ENERGIE Les Journées européennes du solaire se tiennent du 9 au 15 mai...

Céline Boff

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 Installation de panneaux solaires sur un toit.
 Installation de panneaux solaires sur un toit. — GILE MICHEL/SIPA

Ce mercredi s'ouvrent les Journées européennes du solaire. En France, des centaines d'événements sont organisées jusqu'au 15 mai, dans un seul but: sensibiliser le public aux atouts de cette énergie… en perte de vitesse. Quand le secteur photovoltaïque fait la une, c'est en raison de ses 12.000 emplois perdus en moins de deux ans. Ou encore du sauvetage de l'entreprise Photowatt par EDF.

Le prix de l'électricité va exploser

En 2011, selon une étude de quelleenergie.fr, le taux d'équipement des Français en panneaux solaires était de 6,32%. Soit une baisse de 0,45 point en un an. Qui s'explique par une croissance du parc immobilier plus forte que celle du nombre d'habitations équipées.
Faut-il donc cesser d'investir dans le photovoltaïque? Si l'exposition de son habitation est favorable, la réponse est non. Et ce, malgré la baisse continue du prix auquel est racheté le kWh (kilowatt-heure).

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) vient de fixer ce tarif à 0,3706 € par kWh, pour les installations inférieures à 9 kWc (kilowatt-crête, unité de mesure dans le solaire), contre 0,46 € un an plus tôt. Soit une baisse de 19,4%. Mais ce prix reste plus élevé que celui auquel s'achète l'électricité. En vendant l'intégralité de sa production, un particulier peut gagner jusqu'à 1 800 euros par an. Sans compter qu'une fois le contrat signé, le tarif d'achat est garanti pendant vingt ans. Et que les panneaux photovoltaïques sont de moins en moins chers et de plus en plus performants, avec une puissance moyenne de 2,81 kWc en 2011, contre 2,72 un an plus tôt.

Rappelons aussi la persistance d'un crédit d'impôt de 11% en 2012. Certes, ce crédit a lui aussi été revu drastiquement à la baisse, puisqu'il était de 22% en 2011 et de 25% en 2010. Surtout, le prix de l'électricité risque d'exploser. Après une hausse de 8% en deux ans, il pourrait grimper de 30% d'ici à 2016, selon la CRE.