Les Bourses européennes accusent le choc des élections

MARCHES Les principales Bourses d'Europe ont ouvert en nette baisse lundi, accusant le choc de la défaite des partis pro-austérité en Grèce et inquiètes de la future politique du vainqueur de la présidentielle en France, François Hollande.

© 2012 AFP

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Les principales Bourses d'Europe ont ouvert en nette baisse lundi, accusant le choc de la défaite des partis pro-austérité en Grèce et inquiètes de la future politique du vainqueur de la présidentielle en France, François Hollande.
Les principales Bourses d'Europe ont ouvert en nette baisse lundi, accusant le choc de la défaite des partis pro-austérité en Grèce et inquiètes de la future politique du vainqueur de la présidentielle en France, François Hollande. — Stephane de Sakutin afp.com

Les principales Bourses d'Europe ont ouvert en nette baisse lundi, accusant le choc de la défaite des partis pro-austérité en Grèce et inquiètes de la future politique du vainqueur de la présidentielle en France, François Hollande.

Parmi les grandes places financières du continent, Paris a ouvert en repli de 1,57% tandis que Francfort dévissait de 2,20% dans les tout premiers échanges. Milan perdait 2,03%, Madrid 1,66% et Lisbonne 0,70% vers 07H15 GMT. La Bourse d'Athènes chutait de 7,6%.

Londres était fermée pour un jour férié.

Un peu plus tôt, la Bourse de Tokyo avait clôturé en chute de 2,78%, prise d'inquiétudes quant à la poursuite de politiques d'austérité en Europe.

Les doutes entourant un éventuel changement d'orientation politique en Europe ont fait plonger l'euro à un plus bas en trois mois sur les marchés, avant de se redresser.

Vers 7H00 GMT (09H00 à Paris), il valait 1,3009 dollar, contre 1,3082 dollar vendredi vers 21H00 GMT.

"Les investisseurs espéraient le succès de gouvernements plus favorables à l'austérité en France et en Grèce", a expliqué Tsutomu Yamada, courtier chez kabu.com Securities, cité par Dow Jones Newswires.

Redoutant l'incertitude, les marchés s'inquiétaient de la future politique économique de François Hollande, qui demeure "floue" selon Marc Touati, économiste chez Assya.

"De quoi aviver les inquiétudes sur l'avenir de la France et de la zone euro", notait-il. Toutefois la victoire du socialiste, favori des sondages, était largement prévue.

Standard & Poor's, seule des trois grandes agences de notation à avoir retiré en janvier à la France son "AAA" a cependant assuré lundi que l'élection de François Hollande était sans "impact immédiat" sur la note du pays.

Les investisseurs s'interrogent surtout sur la relation franco-allemande, pilier de la lutte contre la crise de la dette.

"Les traders luttent pour trouver la moindre bonne nouvelle, mais tombent sur une série d'incertitudes" résumait Chris Weston, analyste d'IG Markets.

Mais l'inquiétude la plus forte venait de la Grèce où les partis opposés à un accroissement de l'austérité, de la gauche radicale aux néo-nazis, ont mis la main sur la moitié des sièges au Parlement.

"Les élections en Grèce pourraient entraîner le plus d'instabilité (...). Il ne semble pas y avoir de vainqueur clair, mais il y aura des appels à modérer les réformes d'austérité", souligne la National Australia Bank.

Signe de ces tensions dans la zone euro, sur le marché obligataire le taux à 10 ans de l'Allemagne tombait à un nouveau plus bas historique lundi matin, 1,560% contre 1,583% vendredi à la clôture, jouant son rôle de valeur-refuge.