La Bourse de Paris recule, plus à cause de la Grèce que de la présidentielle

MARCHES La Bourse de Paris évoluait à -1,81% ce lundi...

avec AFP

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La Bourse de Paris évoluait en forte baisse lundi matin (-1,81%), accusant le coup comme les marchés européens et asiatiques après les élections en Europe, même si l'incertitude sur le sort de la Grèce inquiète davantage que la victoire de François Hollande en France.
La Bourse de Paris évoluait en forte baisse lundi matin (-1,81%), accusant le coup comme les marchés européens et asiatiques après les élections en Europe, même si l'incertitude sur le sort de la Grèce inquiète davantage que la victoire de François Hollande en France. — Joel Saget afp.com

La Bourse de Paris évoluait en forte baisse lundi matin (-1,81%), accusant le coup comme les marchés européens et asiatiques après les élections en Europe, même si l'incertitude sur le sort de la Grèce inquiète davantage que la victoire de François Hollande en France.

Hollande n'est pas une surprise

A 09H14, l'indice CAC 40 perdait 57,30 points à 3.104,67 points. Vendredi, il avait déjà lâché 1,90%. La journée qui s'ouvre s'annonce mouvementée sur les marchés, en particulier en Europe, dans le sillage du recul de l'euro et des Bourses asiatiques (autour de 2%) dans la nuit.

Les investisseurs craignent la période d'incertitudes qui s'ouvre en Europe après plusieurs échéances électorales qui rebattent les cartes des rapports de forces en zone euro et de la lutte contre les moyens de réduire les déficits publics.

«Ce n'est pas tant le résultat des élections françaises qui nous inquiète (l'issue était déjà connue), que les résultats des élections grecques», préviennent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC. La victoire de François Hollande n'est pas une surprise pour les investisseurs puisqu'ils l'avaient anticipée au vu des sondages.

«La victoire de François Hollande en France ne devrait pas induire un mouvement violent sur les marchés» pour les économistes chez Aurel BGC, pour qui il faut plutôt attendre les élections législatives à venir et la première loi de finance rectificative dans quelques semaines.

L'attention des marchés se porte surtout sur la Grèce où les partis opposés à un accroissement de l'austérité, de la gauche radicale aux néo-nazis, ont mis la main sur la moitié des sièges au parlement. Le pays va avoir du mal à constituer un nouveau gouvernement cette semaine, ce qui alimentait les craintes sur la poursuite à terme de la mise en place des mesures d'austérité en Grèce, condition au soutien financier international.

Risque portés par les partis anti-européens

«Le principal risque, pour les investisseurs, serait l'éclatement de la zone euro avec l'arrivée au pouvoir de partis politiques anti-européens» ainsi que les conséquences sur d'autres pays fragiles en Europe, selon Aurel BGC. Les valeurs bancaires faisaient logiquement les frais des tensions en zone euro à l'image de BNP Paribas (-2,91% à 28,15 euros), Crédit Agricole (-5,90% à 3,43 euros) et Société Générale (-3,44% à 16,70 euros).

Les titres dépendants de la conjoncture souffraient comme Alcatel-Lucent (-3,57% à 1,08 euro). Lagardère perdait 1,93% à 23,10 euros après le lancement d'une offre publique d'achat de 84 millions d'euros sur l'éditeur de guides numériques de shopping Leguide.com (+22,24% à 24,35 euros).

Enfin, Eurodisney plongeait de 4,82% à 3,75 euros après avoir creusé sa perte nette au premier semestre 2011/2012 et averti qu'il envisageait des mesures d'économies s'il n'est pas en capacité de tenir ses objectifs financiers sur l'ensemble de l'exercice.