Pourquoi les dépenses sociales des départements ont été multipliées par cinq en 25 ans

ECONOMIE Elles ont atteint 29,1 milliards d'euros en 2010...

M.B.

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Le conseil général d'Ile-de-France
Le conseil général d'Ile-de-France — P. KOVARIK / AFP

Une explosion. Entre 1985 et 2010, les dépenses sociales des départements (RSA, aides aux personnes âgées, à la famille, aux handicapées, à l’enfance) sont passées de 6,3 milliards à 29,1 milliards d’euros par an, soit désormais 57% de leur budget de fonctionnement, contre 50% en 1986, selon un rapport de l’Assemblée des départements de France réalisé en partenariat avec Dexia Crédit Local.

Au gré de la décentralisation, en moyenne, les dépenses sociales ont progressé de 6,3% par an. Si en contrepartie les départements ont reçu de nouvelles recettes comme la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), leur dynamisme «est nettement en deçà de celui des dépenses qu’elles servent à compenser», note le rapport. Une situation qui s’explique par le contexte économique dégradé et par le vieillissement de la population.

Ces 29,1 milliards d’euros représentent en moyenne à 472 euros de dépenses par habitant. Mais ce chiffre cache de fortes disparités selon les départements. En effet, les dépenses s’échelonnent de 324 à 901 euros selon les collectivités.

Dans le détail, elles ont dépensé 8,1 milliards d’euros (131 euros par habitant) en 2010 pour le RSA, soit 28% du total.

L’aide aux personnes âgées a constitué le deuxième poste (26%) des dépenses d’action sociale départementales, totalisant 7,5 milliards d’euros (122 euros par habitant).

Quant à l’aide à la famille et à l’enfance, elle a représenté le troisième poste (22%) avec 6,4 milliards d’euros de dépenses en 2010 (104 euros par habitant).

Enfin, l’aide aux personnes handicapées (21%)  des dépenses d’aide sociale a atteint 6,2 milliards d’euros en 2010, soit 100 euros par habitant.