SFR a son nouveau PDG

Avec Reuters

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Michel Combes, actuel directeur général Europe du groupe britannique de télécommunications Vodafone, a été nommé PDG de l'opérateur français SFR, a annoncé un communiqué du groupe Vivendi. Le précédent patron de SFR, Frank Esser avait été mis sur la touche le 26 mars dernier, faisant les frais de l'arrivée tonitruante de Free sur le marché français de la téléphonie mobile.

3 ans passés à France Télécom

Agé de 50 ans, Combes succédera à compter au 1er août au président du directoire de Vivendi Jean-Bernard Lévy qui assure l'intérim dans l'intervalle.  Fin mars, le numéro un du groupe de télécoms et de divertissement a pris directement les rênes du deuxième opérateur français de téléphonie mobile, déstabilisé par la guerre des prix déclenchée par le lancement en début d'année du nouvel opérateur Free mobile. 

«Son expérience de dirigeant international et sa connaissance du secteur des télécoms seront très précieuses pour conduire l'entreprise dans les défis qui l'attendent», déclare Jean-Bernard Lévy dans un communiqué. «Nous avons toute confiance dans sa capacité de mobiliser les équipes de SFR et de construire avec elles un projet couronné de succès». Michel Combes, qui dirigeait Vodafone Europe depuis 2008, intégrera le directoire de Vivendi. 

Le conglomérat a porté son choix sur un homme ayant une connaissance approfondie du marché français des télécoms et des médias après avoir occupé la direction financière de France Télécom de 2003 à 2006 et les fonctions de PDG de TDF de 2006 à 2008. Diplômé de l'école Polytechnique et de Télécom ParisTech, il a également une expérience des cabinets ministériels. 

L'objectif: Faire face à Free Mobile

Il aura la lourde tâche de remettre sur pied SFR qui a fait état de 200.000 pertes d'abonnés sur les deux premiers mois de l'année, soit 1% de l'ensemble de son parc, et anticipe un recul de 12 à 15% de son Ebitda en 2012. 

Son prédécesseur à ce poste Frank Esser a été poussé vers la sortie après avoir été critiqué par certains pour ne pas avoir assez anticipé l'arrivée de Free mobile et ses conséquences sur le marché français de la téléphonie mobile. Les difficultés de l'opérateur devraient peser sur sa maison mère qui prévoit deux années difficiles avant un retour à la croissance de ses résultats en 2014.