Bourse: Technicolor demande la suspension de sa cotation, attend un investisseur

© 2012 AFP

— 

Le groupe français Technicolor, à la peine pour mettre en place un modèle économique pérenne, espère pouvoir donner un signal positif aux marchés avec l'arrivée à son capital d'un investisseur institutionnel, alors que les syndicats redoutent de nouveaux licenciements
Le groupe français Technicolor, à la peine pour mettre en place un modèle économique pérenne, espère pouvoir donner un signal positif aux marchés avec l'arrivée à son capital d'un investisseur institutionnel, alors que les syndicats redoutent de nouveaux licenciements — Jacques Demarthon afp.com

Le groupe français de technologies en difficultés Technicolor a demandé mercredi la suspension de la cotation de son titre à la Bourse de Paris, afin d'étudier dans l'après-midi la proposition d'un investisseur qui souhaite acquérir une part minoritaire, a-t-il annoncé.

"Le Conseil d'administration étudiera une proposition reçue de la part d'une institution internationale pour investir sous forme d'une participation minoritaire dans Technicolor et soutenir la stratégie du groupe", est-il indiqué dans le communiqué, sans autre précision sur cet investisseur potentiel.

"Technicolor émettra un communiqué à la suite de la réunion du conseil d'administration", est-il ajouté.

L'intersyndicale du groupe doit par ailleurs être reçue mercredi par le ministre de l'Industrie Eric Besson, au sujet de la stratégie du groupe.

Plan de réduction des effectifs

Technicolor (ex-Thomson) a lancé fin 2011 un plan de réduction de ses effectifs en Europe avec 600 suppressions de postes dont 125 en France (44 à Rennes, le reste à Issy-les-Moulineaux).

Le groupe souhaite également se séparer de son dernier site de production français, situé à Angers (330 salariés), et qui fabrique des décodeurs. L'arrêt de cette activité d'ici à juillet a été acté par le groupe et confirmé par son PDG, Frédéric Rose.

Technicolor a été le premier fabricant français de téléviseurs dans les années 1990, avant de se réorienter vers les services créateurs de contenu pour le cinéma et la télévision. La société compte 17.000 salariés dans le monde, dont environ 1.900 en France où elle disposait d'une dizaine de sites de production au début des années 2000.