Neo sécurité obtient un délai supplémentaire grâce au report du paiement de charges

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La société de gardiennage Neo Sécurité, qui vient de se déclarer en cessation de paiement, va bénéficier d'un délai supplémentaire après la décision des pouvoirs publics d'étudier le report de la date d'exigibilité de certaines charges, a annoncé le ministère de l'Industrie.
La société de gardiennage Neo Sécurité, qui vient de se déclarer en cessation de paiement, va bénéficier d'un délai supplémentaire après la décision des pouvoirs publics d'étudier le report de la date d'exigibilité de certaines charges, a annoncé le ministère de l'Industrie. — Loic Venance afp.com

La société de gardiennage Neo Sécurité, qui vient de se déclarer en cessation de paiement, va bénéficier d'un délai supplémentaire après la décision des pouvoirs publics d'étudier le report de la date d'exigibilité de certaines charges, a annoncé le ministère de l'Industrie.

Il a également précisé dans son communiqué que "le dirigeant de Neo Sécurité s'est engagé à quitter ses fonctions sans indemnité dans le cadre (d'une) cession".

Le ministère "a engagé des discussions avec plusieurs repreneurs potentiels pour Neo Sécurité", a-t-il fait valoir, évoquant "des groupes de premier plan comme Securitas ou Fiducial, mais aussi des consortiums d'entreprises locales, et des fonds d'investissement".

"Afin de permettre la conclusion de cette cession sans attendre un redressement judiciaire, les pouvoirs publics vont donner un délai supplémentaire et étudier le report de la date d'exigibilité de certaines charges, a indiqué le ministère, sans autre précision. "Ce report doit permettre l'examen courant mai des différents projets de reprise".

Née en mars 2009 de la reprise des activités françaises, très déficitaires, du groupe britannique G4S, l'entreprise Neo Sécurité devait subir une restructuration dans la foulée. L'opération ayant pris du retard, elle avait été placée en procédure de sauvegarde en mars 2011.

Son président, Jean Michel Houry, ancien de la Brink's critiqué par les syndicats pour son salaire et sa gestion, assure que son entreprise a besoin d'un prêt-relais de 15 millions d'euros pour continuer à fonctionner.

La société, qui emploie 5.100 salariés, s'est déclarée le 24 mai en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Paris. Une audience est prévue jeudi matin.