Thomson Reuters démarre l'année en dépassant les attentes

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Le groupe anglo-canadien d'information financière et professionnelle Thomson Reuters, qui était tombé dans le rouge en 2011, a publié mardi des résultats meilleurs que prévus en espérant pouvoir continuer sur sa lancée.
Le groupe anglo-canadien d'information financière et professionnelle Thomson Reuters, qui était tombé dans le rouge en 2011, a publié mardi des résultats meilleurs que prévus en espérant pouvoir continuer sur sa lancée. — Chris Hondros afp.com

Le groupe anglo-canadien d'information financière et professionnelle Thomson Reuters, qui était tombé dans le rouge en 2011, a publié mardi des résultats meilleurs que prévus en espérant pouvoir continuer sur sa lancée. Le bénéfice net du premier trimestre s'affiche à 314 millions de dollars, en hausse de 25,6%. Rapporté au nombre d'actions et hors éléments exceptionnels, il revient à 44 cents, au-delà des 41 cents attendus par les analystes. Le chiffre d'affaires est en petite hausse de 1% à 3,35 milliards de dollars, alors que les analystes tablaient sur un reflux.

Le groupe a par ailleurs confirmé ses prévisions pour l'année, avec un chiffre d'affaires attendu en hausse de moins de 5%. «La performance du premier trimestre correspond à nos attentes pour l'année», a commenté le directeur général James Smith. «Nos activités Droit, fiscalité et comptabilité, propriété intellectuelle et sciences ont chacune bien marché», a-t-il relevé. «L'activité finances et risque continue à faire des progrès dans un climat très difficile.»

Acquisitions tactiques

Il a noté que la cession d'une activité liée à la santé, annoncée la semaine dernière pour quelque 1,25 milliard de dollars, permettrait de «redéployer du capital» au profit de diverses «acquisitions tactiques». «Nous voyons plusieurs opportunités dans les vecteurs de croissance», a indiqué James Smith lors d'une téléconférence avec des analystes. «Si nous utilisons le produit de la vente, ce sera dans des secteurs qui ne vous surprendront pas, a-t-il assuré,dans des vecteurs de croissance identifiés (ndlr: les activités non liées à la finance) ou dans le domaine le plus solide de notre activité de risque financier».

Chacune des quatre branches d'activité a enregistré une progression de ses recettes, y compris celle liée aux services financiers (+1%), la plus forte hausse étant enregistrée dans la division fiscalité-comptabilité. La seule activité médias, qui comprend l'agence de presse Reuters, a eu un chiffre d'affaires stable sur un an, à 82 millions de dollars. L'action prenait 1,78% à 30,35 dollars vers 17h à la Bourse de New York.

Le groupe soulagé

«Pour l'instant tout va bien», a commenté James Smith, qui a pris ses fonctions au début d'année pour accélérer le redressement du groupe. «Nous avons eu un premier trimestre étonnamment bon, nous espérons que cela va durer.» Thomson Reuters a souffert l'an dernier du lancement raté des nouveaux terminaux financiers Eikon, concurrencés notamment par des produits Bloomberg. La direction a indiqué qu'elle continuait à améliorer ce produit avec de nouvelles fonctionnalités, et s'est félicitée de l'attachement de sa clientèle à la marque. «Les perspectives d'Eikon n'ont jamais été meilleures», a assuré James Smith.

Le groupe est apparu soulagé de la progression de l'activité des services financiers, même si elle est inégale: les deux plus gros postes de recettes, les outils d'aide au courtage et aux investisseurs, ont affiché une érosion de 3%, ce qui a été compensé par la hausse de 9% des produits «marchés», utilisés par exemple par les cambistes. Les produits liés à la gestion du risque et au respect des réglementations ont plus que doublé, mais rapportent encore des recettes modestes (51 millions de dollars).