Standard & Poor's jugera «les actes» après l'élection présidentielle en France

DETTE L'agence de notation exclut une décision immédiate mais aussi tout état de grâce...

© 2012 AFP

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Standard and Poor's jugera le prochain président français sur "les actes", a indiqué jeudi son chef économiste pour l'Europe, pour qui l'agence de notation ne prendra pas de décision sur le pays juste après les élections, même s'il ne faut pas non plus attendre d'état de grâce.
Standard and Poor's jugera le prochain président français sur "les actes", a indiqué jeudi son chef économiste pour l'Europe, pour qui l'agence de notation ne prendra pas de décision sur le pays juste après les élections, même s'il ne faut pas non plus attendre d'état de grâce. — Eric Piermont afp.com

Standard and Poor's jugera le prochain président français sur «les actes», a indiqué jeudi son chef économiste pour l'Europe, pour qui l'agence de notation ne prendra pas de décision sur le pays juste après les élections, même s'il ne faut pas non plus attendre d'état de grâce.

«Tout un déroulé après les élections»

«Il y a tout un déroulé après les élections», avec «un tas de différents scénarios», a expliqué Jean-Michel Six sur l'antenne de BFM Business. «C'est évidemment ces actes, ces faits que nous observerons comme nous le faisons pour les autres pays.»

Au journaliste qui lui demandait si l'agence se fixait une échéance particulière, il a répondu: «Je vous inciterais vraiment à ne pas attendre d'état de grâce, ou au contraire: ils vont tout de suite parler. Ce n'est pas du tout notre style.»

«On a donné une perspective sur un an, on laisse au temps le temps, ce n'est pas du tout comme ça qu'on réagit et d'ailleurs dans les autres élections, dans les grandes élections, ça s'est passé de la même façon» a poursuivi Jean-Michel Six.

«Au moins une chance sur trois» de nouvelle dégradation en 2012 ou 2013

S&P avait retiré mi-janvier à la France son précieux «triple A» et dégradé sa notation d'un cran, à AA+. Et elle avait prévenu qu'il y avait «au moins une chance sur trois» de nouvelle dégradation en 2012 ou 2013, notamment «si ses finances publiques devaient dévier du chemin tracé en matière de réduction du déficit public».

Légère amélioration dans la zone euro

Le chef économiste pour l'Europe a par ailleurs relativisé les risques de retrait du triple A des Pays-Bas, dont le gouvernement a présenté sa démission lundi faute de pouvoir faire adopter des mesures de réduction des déficits publics.

«Il semble ce soir que les choses s'améliorent un peu», a-t-il relevé, notant en outre que le pays avait un niveau d'endettement qui n'était «pas mal» relativement au reste de la zone euro et «encore un certain nombre de facteurs fondamentaux qui sont assez solides».

Il n'a toutefois pas confirmé qu'il n'y avait pas de menace, indiquant que «les Pays-Bas étaient en perspective négative, comme tous les autres pays de la zone euro, et on ne peut pas en dire plus pour l'instant».