Présidentielle: Des grands patrons publient leur «manifeste» libéral

ECONOMIE Un véritable plaidoyer à deux jours du premier tour de l'élection présidentielle...

avec AFP

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A deux jours du premier tour de la présidentielle, 25 grands patrons ont publié vendredi sous l'égide de l'Institut de l'entreprise un "manifeste", plaidoyer à tonalité libérale pour la réduction des dépenses publiques, la compétitivité et la refonte du "pacte social".
A deux jours du premier tour de la présidentielle, 25 grands patrons ont publié vendredi sous l'égide de l'Institut de l'entreprise un "manifeste", plaidoyer à tonalité libérale pour la réduction des dépenses publiques, la compétitivité et la refonte du "pacte social". — Eric Piermont afp.com

A deux jours du premier tour de la présidentielle, 25 grands patrons ont publié vendredi sous l'égide de l'Institut de l'entreprise un «manifeste», plaidoyer à tonalité libérale pour la réduction des dépenses publiques, la compétitivité et la refonte du «pacte social».

Restaurer la confiance des entrepreneurs

Prônant une «concentration de l'Etat sur son coeur de missions», les signataires appellent à une série de «mesures immédiates» comme l'indexation des retraites et prestations sociales «sur l'inflation diminuée d'un point» ou le gel des mesures générales d'augmentation des salaires dans la fonction publique.

Pour «restaurer la confiance des entrepreneurs», ils réclament une TVA sociale élargie à la CSG et à la fiscalité écologique, un «moratoire de 5 ans sur les règles sociales et fiscales des entreprises» ou un investissement «massif» dans la qualification des salariés.

BPCE, GDF Suez et d'autres signataires

La refondation du pacte social, troisième volet de ce «manifeste» publié sur le site internet de l'Institut de l'entreprise, «think tank» proche du patronat, viserait à faire du dialogue social un «levier de compétitivité». Cette refondation passerait selon eux par l'inscription de l'autonomie des partenaires sociaux dans la Constitution, une négociation annuelle sur la flexibilité ou l'assouplissement des conditions d'exécution du contrat de travail en période de crise.

Pour Xavier Huillard, président de l'Institut de l'entreprise et PDG de Vinci, «bien-être, bien vivre, emplois, protection et cohésion sociales sont plus que jamais indissociables de la performance» des entreprises. C'est «l'enjeu du prochain mandat présidentiel», assure-t-il.

Parmi les signataires figurent d'autres grands noms du patronat et du CAC40 parmi lesquels François Pérol (BPCE), Denis Kessler (Scor), Philippe Houze (Galeries Lafayette) et Gérard Mestrallet (GDF Suez).