Les dirigeants de PME sur la voie de l'optimisme

CRISE Les petites entreprises françaises croient en 2012 et ne craignent pas les élections…

Bertrand de Volontat

— 

Directions et comités d'entreprises peuvent financer les cagettes de fruits.
Directions et comités d'entreprises peuvent financer les cagettes de fruits. — c.rossignol / mds / 20 minutes

Les patrons de PME bottent le pessimisme hors de l’entreprise. La crise n’en est pas à son terme puisque 73% des dirigeants des petites et moyennes entreprises restent inquiets, selon le baromètre de KPMG et de la CGPME pour le 1er trimestre 2012. Ils étaient toutefois 83% en décembre 2011.

Moins d’un patron sur deux (44%) craint désormais pour l’avenir de l’activité de son entreprise bien que les hausses sur les coûts et les prix des fournisseurs affectent 65% des PME. En outre, ils sont 38% à ressentir des problèmes de trésorerie et 27% seulement à avoir des soucis de financements.

Le financement est de moins en moins un souci

Dans le même sens, la part de PME ayant eu besoin d’un financement diminue de 65% à 60% de patrons dans le besoin. Dans les services, 48% des PME déclarent pouvoir avancer en 2012 sans besoin de financement. Cette baisse est due à la diminution des besoins de financement pour les investissements.

En revanche les besoins de crédit pour les investissements d’innovation ou pour l’entretien de l’exploitation sont en hausse. Aussi, l’autocensure des dirigeants dans leurs demandes de financement auprès des banques recule de 3 points à 27%. La moitié d’entre eux envisagent même d’aller voir les établissements financiers concurrents face aux conditions souvent trop dures exigées par leur banque sur leurs lignes de crédit.

Les élections, un impact limité

Plus d’un dirigeant sur deux (54%) estime que l’élection présidentielle n’aura pas d’impact sur leurs décisions en terme d’investissements. Sur les mesures fiscales, 80% des patrons voient comme une bonne chose l’instauration d’un taux réduit d’impôt sur les sociétés en contrepartie d’une affectation en fonds propres d’une part des bénéfices.