Selon FO, l’arrivée de Free Mobile menace 30.000 emplois

M.B.

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Surenchère de chiffres. Alors que le président de l’Arcep, le régulateur des télécoms, avançait il y a peu que le secteur risquait de perdre près de 10.000 emplois en deux ans après l’arrivée fracassante de Free Mobile le 10 janvier dernier, Force Ouvrière craint lui 30.000 suppressions d’emplois. Selon Pascal Pavageau, responsable des questions économiques et industrielles du syndicat, interrogé par Le Figaro ce mardi, «3 à 7% des emplois en France commencent à être délocalisées». «Des restructurations sont déjà engagées chez les opérateurs: des contrats sont stoppés, des prestations avec des sous-traitants sont arrêtées, des embauches prévues sont annulées et des centres d’appels sont en train de partir à l’étranger», poursuit-il.

«Nos craintes sont grandes d'un alignement de moins-disant social avec in fine des conséquences sur les salariés en terme de rémunération, de destruction d'emplois et de garanties collectives et d'une manière plus générale sur l'avenir de cette branche», a pour sa part alerté Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, dans un courrier adressé à l’Acerp, avec en copie le premier Ministre, François Fillon.