Petroplus: 83 millions d'euros pour garantir l'avenir des salariés

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Les salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, qui ont reçu la visite de presque tous les candidats à la présidentielle ces dernières semaines, ont obtenu vendredi une première victoire, une part de la vente des stocks devant leur bénéficier.
Les salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, qui ont reçu la visite de presque tous les candidats à la présidentielle ces dernières semaines, ont obtenu vendredi une première victoire, une part de la vente des stocks devant leur bénéficier. — Jacques Demarthon afp.com

Le ministre de l'Industrie Eric Besson doit signer ce vendredi l'accord «permettant de récupérer une partie de la trésorerie et des stocks de Petroplus», notamment au profit des salariés de Petit-Couronne, a indiqué le ministère, précisant que 83 millions d'euros serviront en ce sens. Dans un communiqué, le ministère indique qu'au terme d'un accord signé avec les banques, celles-ci vont restituer à la filiale française du groupe suisse «Petroplus Marketing France 55 millions d'euros de trésorerie».

Par ailleurs, «50% du produit de la vente des stocks seront versés à Petroplus Raffinerie Petit-Couronne (PRPC), d'une part pour contribuer au redémarrage de l'activité (17 millions d'euros), et d'autre part pour alimenter un fonds social qui sera géré paritairement par les employeurs et les organisations syndicales de PRPC et qui permettra de garantir l'avenir des salariés (83 millions d'euros)». «Cet accord a reçu ce matin un avis favorable du comité d'entreprise de PRPC», précise le ministère.

Financer les éventuelles conséquences sociales de la procédure de redressement

Plus tôt ce vendredi, l'intersyndicale avait indiqué que les salariés de Petit-Couronne (Seine-Maritime) avaient obtenu qu'une part «substantielle» de la vente du «trésor de guerre» leur revienne. Ils avaient expliqué que cette manne reviendrait «au travers d'un schéma fiduciaire novateur, à une association constituée par les organisations syndicales à l'effet de financer les éventuelles conséquences sociales de la procédure de redressement en cours», sans évoquer une gestion paritaire avec les employeurs.

La raffinerie de Petit-Couronne, qui emploie 550 salariés, a été placée fin janvier en redressement judiciaire pour six mois à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse. Le site est toujours à la recherche d'un repreneur, la date limite de dépôt des offres ayant été repoussée au 30 avril. Dès l'origine du conflit, les salariés avaient mis la main sur les stocks de produits pétroliers en considérant qu'il s'agissait de leur «trésor de guerre».