La prévision de l'AIE de demande mondiale de pétrole reste inchangée pour 2012

avec AFP

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La pression qui sévissait "sans relâche" sur le marché du pétrole depuis 2009 est quelque peu "retombée", a estimé jeudi l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui maintient inchangée, pour le deuxième mois consécutif, sa prévision de demande mondiale de brut.
La pression qui sévissait "sans relâche" sur le marché du pétrole depuis 2009 est quelque peu "retombée", a estimé jeudi l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui maintient inchangée, pour le deuxième mois consécutif, sa prévision de demande mondiale de brut. — Philippe Huguen afp.com

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a maintenu ce jeudi inchangées, pour le deuxième mois consécutif, ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour 2012, qui devrait augmenter de 0,9% par rapport à l'an dernier à 89,9 millions de barils par jour.

Dans son rapport mensuel, l'organisation, qui regroupe les pays industrialisés, se réjouit d'une récente baisse des cours du baril, et estime que la pression sur le marché est quelque peu retombée. «Les prix ont baissé», constate l'AIE, saluant le fait que le baril ait quasiment effacé les cinq dollars gagnés en mars.

Programme nucléaire iranien

Elle attribue cette diminution à l'accroissement de l'offre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et aux garanties données en la matière par l'Arabie saoudite, à une demande qui stagne, aux «spéculations sur un recours potentiels aux stocks stratégiques» des pays riches, ainsi qu'à certains «espoirs» concernant les discussions multilatérales sur le programme nucléaire iranien.

Selon l'AIE, «la pression continue sur le marché», qui sévissait «sans relâche» depuis 2009, «est retombée, au moins pour l'instant». Pour autant, «on ne peut pas exclure la possibilité que les prix demeurent élevés, tant que les incertitudes géopolitiques demeurent» autour de l'Iran notamment, explique l'agence.