Arcelor: Les salariés de Florange bloquent à nouveau les locaux administratifs

INDUSTRIE Pour la troisième fois en cinq semaines, des métallurgistes de l'aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle) ont empêché mercredi l'accès aux bâtiments administratifs du site...

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Pour la troisième fois en cinq semaines, des métallurgistes de l'aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle) ont empêché mercredi l'accès aux bâtiments administratifs du site
Pour la troisième fois en cinq semaines, des métallurgistes de l'aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle) ont empêché mercredi l'accès aux bâtiments administratifs du site — Jean-Christophe Verhaegen afp.com

Pour la troisième fois en cinq semaines, des métallurgistes de l'aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle) ont empêché mercredi l'accès aux bâtiments administratifs du site.

Portant des chasubles aux couleurs de la CFDT et de la CGT (FO, troisième membre de l'intersyndicale, a refusé de participer à cette action), une trentaine d'ouvriers ont pris position vers 07H00 devant le poste de contrôle menant aux "grands bureaux", où travaillent d'ordinaire plusieurs centaines de cadres.

"Il s'agit de perturber la production du site", qui est en partie pilotée depuis les locaux administratifs, a indiqué un syndicaliste.

Les cols blancs qui embauchaient à 08H00 ont été contraints de rester devant les grilles cadenassées par les protestataires qui craignent une fermeture prochaine de l'usine.

"Des décisions industrielles néfastes pour Florange sont en train d'être prises", a affirmé le leader de la CFDT, Edouard Martin, en demandant à rencontrer "un membre de la direction". "Il est temps que les salariés se réveillent avant que le site ne soit définitivement condamné", a estimé le responsable de la CGT, Jean Mangin.

C'est la troisième opération visant les "grands bureaux" depuis un peu plus d'un mois. Les 28 février et 11 mars, les blocages avaient duré une douzaine d'heures. Ils avaient été jugés "inacceptables" par la direction du groupe, qui les avait imputés à "un groupe restreint de syndicalistes".

La direction du site a obtenu récemment du tribunal de grande instance de Thionville (Moselle) une interdiction de manifester devant les entrées de l'usine. La CFDT a fait appel de cette ordonnance.

En engageant le mouvement à la fin février, les syndicats avaient promis de faire de Florange "le cauchemar du gouvernement" si les deux hauts fourneaux de l'aciérie, en sommeil depuis plusieurs mois, n'étaient pas remis rapidement en route.

ArcelorMittal assure qu'il ne s'agit que d'une mise en veille temporaire, rendue nécessaire par une baisse conjoncturelle de la demande mondiale d'acier.