Nicolas Sarkozy chiffre ses promesses à 9,5 milliards d'euros

PRESIDENTIELLE Le candidat UMP porte l'effort nécessaire à 53,5 milliards...

Avec Reuters

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Nicolas Sarkozy lors de son meeting de Saint-Just-Saint-Rambert (Loire), le 8 mars 2012.
Nicolas Sarkozy lors de son meeting de Saint-Just-Saint-Rambert (Loire), le 8 mars 2012. — WITT/SIPA

Nicolas Sarkozy chiffre à 9,5 milliards d'euros l'impact sur les finances publiques des promesses qu'il a faites depuis le début de sa campagne, ce qui portera à 53,5 milliards l'effort nécessaire au retour à l'équilibre budgétaire promis pour 2016 en tenant compte des autres dispositions déjà avancées.

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40 milliards d'économie de dépenses publiques

Le président-candidat a assuré jeudi lors d'une conférence de presse que les trois quarts de cet effort seraient réalisés par des économies sur les dépenses publiques (40 milliards) et le solde par des recettes nouvelles. Jusqu'ici, le programme dévoilé en novembre par le gouvernement portait sur un effort à réaliser de 115 milliards d'euros.

Celui-ci se décomposait en 75 milliards d'économies, dont 39 milliards ont été sécurisées notamment via la réforme des retraites et la poursuite de la révision générale des politiques publiques, et 40 milliards de recettes nouvelles, déjà votées à hauteur de 80%, avec donc un solde à financer de 44 milliards.

Pour le nouveau solde de 53,5 milliards, le document publié par l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy prévoit, pour les 40 milliards d'économies sur les dépenses publiques, une contribution de 26 milliards d'euros de l'Etat et des collectivités territoriales, une stabilisation de la contribution au budget de l'Union européenne (3 milliards), et 13 milliards apportés par l'assurance maladie.

S'agissant des collectivités territoriales, Nicolas Sarkozy a annoncé que toutes celles de plus de 30.000 habitants, y compris les grandes villes, seraient tenues d'appliquer le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux, l'Etat étant prêt à réduire ses dotations à celles qui ne le feraient pas.

Elles obtiendraient en compensation qu'aucune nouvelle norme ne leur soit imposée. Côté recettes, le document mentionne la suppression de la prime pour l'emploi (2,5 milliards), la hausse de la fiscalité sur les dividendes (1,5 milliard), l'imposition minimale des grands groupes (3 milliards) ou «l'augmentation du rendement de la taxe sur les transactions financières dans le cadre de la directive européenne» (3 milliards).

Il attend en outre 1,5 milliard d'euros de rentrées supplémentaires de la lutte contre la fraude fiscale.