Le «social commerce», un modèle qui se cherche

INTERNET Les e-marchands multiplient les expériences sur les réseaux sociaux sans grand succès commercial...

AFP

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Les millions d'adeptes de Facebook et leur pouvoir de recommandation font rêver certains e-marchands qui multiplient les expériences, mais la plupart y voient surtout un outil pour veiller sur leur réputation et dialoguer avec les consommateurs.
Les millions d'adeptes de Facebook et leur pouvoir de recommandation font rêver certains e-marchands qui multiplient les expériences, mais la plupart y voient surtout un outil pour veiller sur leur réputation et dialoguer avec les consommateurs. — Leon Neal afp.com

Les millions d'adeptes de Facebook et leur pouvoir de recommandation font rêver certains e-marchands qui multiplient les expériences, mais la plupart y voient surtout un outil pour veiller sur leur réputation et dialoguer avec les consommateurs.

«Un sujet qui divise»

Le «social commerce», ou possibilité de vendre en ligne grâce aux réseaux sociaux, «est un sujet qui divise», a souligne Marc Lolivier, délégué général de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), dans le cadre du salon e-commerce One-to-One qui se tient cette semaine à Monaco.

Facebook a séduit 24 millions de Français et pèse 15% du temps passé sur internet. Mais seuls 2% des internautes «se disent prêts à y acheter», a souligné Marc Lolivier, se demandant s'il ne fallait pas y voir «avant tout une plateforme relationnelle».

Expérimentations tous azimuts

Les e-marchands ont clairement investi ce territoire: 93% y disposent d'une page. Beaucoup ont aussi intégré des fonctionnalités du réseau social sur leur site classique, comme les fameux boutons «j'aime», «partager», ou «commenter», qui génèrent du trafic de façon virale.

Certains permettent de s'y connecter avec ses identifiants Facebook, en apportant avec soi ses préférences et celles de son entourage, sources de suggestions d'achat.

Certains sites français vont plus loin en testant l'e-commerce directement sur Facebook, comme La Redoute qui a été la première à y ouvrir une boutique, voyages-sncf.com qui propose avec «petits voyages entre amis» de préparer son excursion à plusieurs, ou Pixmania qui a lancé à Noël une application baptisée Giftmania pour faire des cadeaux à ses proches en ciblant leurs goûts et une autre permettant de faire un cadeau à plusieurs.

«C'est peut-être un peu tôt» pour le social commerce, «mais ça viendra», a estimé Jean-Emile Rosemblum, co-fondateur et vice-président de Pixmania. «Il ne faut pas se cacher», actuellement le principal usage est de surveiller le «bad buzz» et d'y remédier, a-t-il souligné.