Dexia cède sa filiale luxembourgeoise pour 730 millions d'euros

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Le groupe bancaire Dexia, qui a été démantelé fin 2011, a officialisé jeudi matin la vente de sa filiale luxembourgeoise, Dexia BIL, qui va être cédée pour un montant de 730 millions d'euros.
Le groupe bancaire Dexia, qui a été démantelé fin 2011, a officialisé jeudi matin la vente de sa filiale luxembourgeoise, Dexia BIL, qui va être cédée pour un montant de 730 millions d'euros. — Dirk Waem afp.com

Le groupe bancaire Dexia a officialisé jeudi la vente de sa filiale luxembourgeoise, Dexia Banque Internationale au Luxembourg (BIL), qui va être cédée pour un montant de 730 millions d'euros.

Acquisition par un «un groupement d'investisseurs du Qatar»

Comme convenu en décembre dernier, «un groupement d'investisseurs du Qatar va acquérir 90% de la participation de Dexia dans Banque Internationale à Luxembourg, les 10% restants seront acquis par le Grand-Duché de Luxembourg», rappelle le groupe dans un communiqué.

Cette opération qui doit être finalisée au troisième trimestre porte sur la quasi-totalité des actifs (99,99%) de la filiale luxembourgeoise de Dexia, présente dans la banque de détail et la gestion de patrimoine.

En revanche, l'opération ne prend pas en compte la participation de Dexia BIL dans Dexia Asset Management Luxembourg, dans RBC Dexia et dans Dexia LDG Banque.

«Ces actifs seront soit transférés à Dexia soit vendus séparément avant la clôture de la transaction», indique le groupe bancaire dans son communiqué.

Attente du feu vert de Bruxelles

Avant d'être finalisée, la vente de Dexia BIL doit obtenir le feu vert de la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe.

L'exécutif européen a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête approfondie sur cette cession afin d'établir si elle est conforme aux conditions du marché et ne comporte aucun élément d'aide d'État.

«Étant donné que la vente envisagée est le fruit de négociations exclusives avec un investisseur privé (...) la Commission a ouvert une enquête approfondie pour établir si le prix de la vente est conforme au marché», justifiait la Commission.

L'opération de rachat de la banque luxembourgeoise fait partie de l'accord global trouvé fin 2011 entre la Belgique, la France et le Luxembourg dans le cadre du démantèlement de Dexia, première banque victime de la crise de la dette.