Le gendarme boursier italien rejette l'offre d'EDF sur Edison

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La prise de contrôle d'Edison par EDF a subi mercredi un nouveau revers, le gendarme boursier italien, la Consob, ayant rejeté le prix auquel il voulait racheter les parts des actionnaires minoritaires de la société italienne, menaçant de faire dérailler toute la transaction.
La prise de contrôle d'Edison par EDF a subi mercredi un nouveau revers, le gendarme boursier italien, la Consob, ayant rejeté le prix auquel il voulait racheter les parts des actionnaires minoritaires de la société italienne, menaçant de faire dérailler toute la transaction. — Eric Piermont afp.com

La prise de contrôle d'Edison par EDF a subi mercredi un nouveau revers, le gendarme boursier italien, la Consob, ayant rejeté le prix auquel il voulait racheter les parts des actionnaires minoritaires de la société italienne, menaçant de faire dérailler toute la transaction.

En février, EDF avait conclu un accord définitif avec ses partenaires italiens au sein d'Edison, groupe dont il détient actuellement environ la moitié du capital via des participations directes et indirectes.

Cet accord prévoyait qu'EDF prenne le contrôle direct d'Edison en grimpant à 80,7% du capital, moyennant 700 millions d'euros.

En échange de leur part d'Edison, les actionnaires italiens (regroupés au sein de la holding Delmi) doivent récupérer la totalité du producteur d'électricité Edipower, contrôlé par Edison.

Enfin, la montée d'EDF au capital d'Edison devait s'accompagner du lancement par le groupe français d'une offre de rachat sur le capital restant du producteur italien d'énergie au prix de 0,84 euro par action.

Un prix jugé insuffisant

Mais l'une des conditions posées par EDF pour poursuivre la transaction était que ce prix de 0,84 euro soit justement approuvé par la Consob.

Or, le gendarme boursier a estimé mercredi soir que le prix offert par EDF était insuffisant, et a recommandé qu'il soit relevé dans une fourchette comprise entre 0,84 et 0,95 euro, donnant un prix moyen de 0,89 euro.

Dans un communiqué distinct, EDF a souligné que la décision de la Consob «ne permet pas de remplir» l'une des principales conditions posées pour sa prise de contrôle d'Edison, ce qui signifie que la transaction pourrait être remise en cause.

L'électricien français a ajouté qu'il «va maintenant examiner les mesures à prendre au plus vite pour sécuriser l'avenir d'Edison», sans préciser en quoi elles pourraient consister. Une porte-parole du groupe n'a pas fait de commentaires dans l'immédiat.