La France réduit son déficit public plus vite que prévu, mais la dette atteint un niveau record

avec AFP

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La France a réduit son déficit public davantage que prévu en 2011, en le ramenant de 7,1% du PIB en 2010 à 5,2%, mais la dette publique a continué d'augmenter, davantage qu'attendu, atteignant le niveau record de 85,8% du PIB (contre 84,9% prévu), a annoncé vendredi l'Insee.
La France a réduit son déficit public davantage que prévu en 2011, en le ramenant de 7,1% du PIB en 2010 à 5,2%, mais la dette publique a continué d'augmenter, davantage qu'attendu, atteignant le niveau record de 85,8% du PIB (contre 84,9% prévu), a annoncé vendredi l'Insee. — Loic Venance afp.com

La France a réduit son déficit public davantage que prévu en 2011, à 5,2% du PIB, mais la dette publique a continué d'augmenter, davantage qu'attendu, atteignant le niveau record 1.717,3 milliards d'euros, soit 85,8% du PIB, a annoncé vendredi l'Insee.

Le déficit public, qui comprend les comptes de l'Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale, a été ramené de 7,1% du produit intérieur brut (PIB) en 2010 à 5,2%, soit la plus forte réduction jamais réalisée par la France sur un an. Le gouvernement s'était engagé auprès de ses partenaires européens sur un objectif de 5,7%, avant d'affirmer, depuis fin janvier, que le déficit 2011 serait plutôt à 5,4% ou 5,3%.

«La France a fait beaucoup mieux grâce aux efforts des Français», s'est félicité sur Europe 1 le président Nicolas Sarkozy, précisant que la réduction représentait 22 milliards d'euros.

La France s'est engagée à ramener son déficit public à 4,5% cette année puis 3% l'an prochain. Nicolas Sarkozy a en outre promis d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2016 s'il est réélu le 6 mai, alors que son adversaire socialiste François Hollande mise sur 2017 et le candidat du MoDem François Bayrou veut y parvenir dès fin 2015.

+122,1 milliards de dette en un an

En revanche, la dette publique a continué d'exploser, à 85,8% du PIB en 2011, un niveau jamais atteint auparavant, contre 82,3% en 2010, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques. C'est davantage que prévu par le gouvernement, qui tablait sur une dette à 84,9% l'an dernier.

La dette a augmenté de 122,1 milliards d'euros en un an, après avoir déjà crû de 101,7 milliards en 2010. Et le gouvernement ne prévoit pas de reflux avant 2014.

Dans le détail, les prélèvements obligatoires (impôts, taxes, cotisations...) grimpent de 42,5% du PIB en 2010 à 43,8% l'an dernier, soit un peu plus que les 43,7% prévus. Les dépenses publiques baissent de leur côté davantage qu'escompté, de 56,6% du PIB en 2010 à 55,9% en 2011 (au lieu de 56,3% prévus).