Free Mobile à peine arrivé, SFR serre déjà les boulons

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Jean-Bernard Lévy, le PDG de SFR.
Jean-Bernard Lévy, le PDG de SFR. — J. WITT / SIPA

Il avait promis de « serrer les boulons ». Jean-Bernard Lévy, président de Videndi et nouveau PDG de SFR, a commencé le travail. Des mesures d'urgences ont été présentées mercredi aux représentants du personnel. Elles prévoient le gel des recrutements en CDI et des non-renouvellements de CDD et contrats d'intérim. Enfin, « le recours aux prestataires – plus de 3 700 équivalents temps pleins en 2011 – va être revu à la baisse », indique la CGT FAPT. Cette série ne serait que le prélude à un plan de réorganisation qui serait présenté d'ici à l'été. C'est ce que révèle l'agence Reuters qui s'est procuré jeudi un document interne, où l'on peut lire : « SFR souhaite se donner du temps afin d'analyser posément les conséquences du bouleversement du marché. » Autrement dit, les conséquences de l'arrivée de Free Mobile. Jeudi, le Syndicat des professionnels des centres de contacts (SP2C) a réagi, en déclarant que « l'arrivée de Free menace des milliers d'emplois dans le secteur de la relation client ». L'Arcep avait déjà annoncé le 23 mars que 10 000 emplois pourraient disparaître chez les opérateurs. Après avoir été le vilain petit canard, Free serait-il en passe de devenir le grand méchant loup ? Pour la CGT FAPT, tout cela n'est qu'un prétexte, « l'objectif est de maintenir les marges de SFR coûte que coûte, même si la santé des salariés est menacée ».C. B.