L'Autriche, orpheline de son Triple A, vote un paquet d'austérité

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Le parlement autrichien débattait mercredi sur une série de mesures d'austérité de près de 28 milliards d'euros ficelé en quelques semaines après la perte par la petite république alpine de son précieux Triple A, et dont l'objectif est de revenir à un budget équilibré en 2016.
Le parlement autrichien débattait mercredi sur une série de mesures d'austérité de près de 28 milliards d'euros ficelé en quelques semaines après la perte par la petite république alpine de son précieux Triple A, et dont l'objectif est de revenir à un budget équilibré en 2016. — Joe Klamar afp.com

Le parlement autrichien débattait mercredi sur un paquet d'austérité de près de 28 milliards d'euros ficelé en quelques semaines après la perte par la petite république alpine de son précieux Triple A, et dont l'objectif est de revenir à un budget équilibré en 2016.

Malgré les vives critiques de l'opposition, l'adoption du plan ne fait guère de doute, puisqu'il est soutenu par les partenaires de la coalition gouvernementale - sociaux-démocrates (SPÖ) et conservateurs (ÖVP), majoritaires au parlement. Le vote devrait avoir lieu dans la soirée.

Limiter la hausse des salaires et réduire les dépenses

L'opposition, extrême-droite en tête, a accusé le gouvernement de manquer de sens des réalités. Après les fortes réserves exprimées par l'Allemagne, l'application d'une taxe sur les transactions financières en Europe, dont l'Autriche espère récolter 1,5 milliard sur trois ans, paraît irréaliste. Une autre mesure semble incertaine, à savoir la signature d'un accord fiscal avec la Suisse, qui doit rapporter 1,1 milliard d'euros la première année.

Le plan d'austérité autrichien met l'accent sur la réduction des dépenses (17,3 milliards d'euros au total), les retraités et les fonctionnaires payant le plus lourd tribut avec des suppressions de postes -sauf dans la police, la justice et l'éducation-, et une limitation des hausses de salaires. Il prévoit aussi une coupe dans les subventions et aides aux compagnies publiques.

Une réforme de l'assurance-maladie doit rapporter 1,4 milliard. Et le gouvernement compte sur 9,2 milliards provenant de créations et augmentations d'impôts.