Succession à la Banque mondiale: La pression monte pour les Etats-Unis

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La pression montait sur les Etats-Unis mercredi soir pour qu'ils fassent connaître le nom de leur candidat à la tête de la Banque mondiale, après l'apparition de deux prétendants de pays émergents.
La pression montait sur les Etats-Unis mercredi soir pour qu'ils fassent connaître le nom de leur candidat à la tête de la Banque mondiale, après l'apparition de deux prétendants de pays émergents. — Paul J. Richards afp.com

A moins de quarante-huit heures de la limite de dépôt des candidatures (vendredi en fin de journée), la pression montait sur les Etats-Unis mercredi soir pour qu'ils fassent connaître le nom de leur candidat à la tête de la Banque mondiale, après l'apparition de deux prétendants de pays émergents.

L'ancien ministre des Finances colombien José Antonio Ocampo a annoncé être candidat à la succession de l'Américain Robert Zoellick à la présidence de cette institution d'aide au développement.

José Antonio Ocampo a également affirmé que Ngozi Okonjo-Iweala, ministre des Finances du Nigeria en exercice, était aussi candidate. Une candidature non confirmée mais qui devrait être proposée par l'Afrique du Sud.

En vertu d'un accord tacite entre l'Europe et Washington, la présidence de la Banque a toujours échu à un citoyen des Etats-Unis tandis que celle du Fonds monétaire international (FMI) revenait à un Européen.

Trois candidats américains préssentis

Lorsque Robert Zoellick avait annoncé le 15 février qu'il abandonnerait ses fonctions le 30 juin, le Trésor américain avait indiqué que les Etats-Unis continueraient «de jouer leur rôle dirigeant à la tête de la Banque» et feraient connaître rapidement leur candidat.

Après avoir renoncé à présenter la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, qui a fait savoir qu'elle aspirait à se mettre en retrait de la vie politique, Washington a présélectionné trois candidats potentiels: Susan Rice, ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, le sénateur démocrate John Kerry, candidat malheureux à la Maison Blanche en 2004, et l'ancien secrétaire au Trésor Lawrence Summers.

Cependant, pour des raisons qui ont à voir notamment avec des considérations de politique intérieure américaine, aucun des trois ne semble faire véritablement l'affaire.

Interrogé depuis plusieurs jours par l'AFP pour savoir où en sont les Américains, le Trésor refuse de faire le moindre commentaire.