Italie: Monti se dit soutenu sur la réforme du marché du travail

Reuters

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Les syndicats italiens, hormis la puissante CGIL, et le patronat ont apporté «un large soutien» à la plupart des propositions gouvernementales sur la réforme du marché du travail, a déclaré ce mardi Mario Monti.

Le président du Conseil italien dénonce une situation actuelle à deux vitesses, où les salariés en contrat à durée indéterminée dans les entreprises de plus de 15 employés jouissent d'un statut quasiment inattaquable tandis que les salariés des petites entreprises ou avec un emploi précaire ne disposent pratiquement d'aucune protection.

Nouvelle réunion jeudi

La ministre du Travail Elsa Fornero doit peaufiner le texte ces deux prochains jours pour le présenter au Parlement, a précisé Mario Monti, qui a succédé en novembre à Silvio Berlusconi. Une nouvelle réunion est prévue entre le gouvernement, le patronat et les syndicats jeudi, a-t-on appris de source syndicale.

Concernant la proposition destinée à faciliter les licenciements, Monti a regretté que «la CGIL ait manifesté son opposition» à cette idée et s'est dit «inquiet» par la position de la principale centrale italienne. Fornero, elle, a précisé que les modifications de l'article 18 seraient valables pour tous les salariés, et pas seulement pour les nouveaux embauchés.