NYSE Euronext doit encore décider s'il porte plainte contre Bruxelles

avec AFP

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L'opérateur boursier transatlantique NYSE Euronext n'a pas encore décidé s'il portait plainte contre l'interdiction par la Commission européenne de la fusion avec l'allemand Deutsche Börse (DB), a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier
L'opérateur boursier transatlantique NYSE Euronext n'a pas encore décidé s'il portait plainte contre l'interdiction par la Commission européenne de la fusion avec l'allemand Deutsche Börse (DB), a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier — Dominique Faget afp.com

L'opérateur boursier transatlantique NYSE Euronext n'a pas encore décidé s'il portait plainte contre l'interdiction par la Commission européenne de la fusion avec l'allemand Deutsche Börse (DB), a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier. Deutsche Börse avait annoncé lundi soir «avoir décidé de porter plainte» contre le veto de Bruxelles auprès du tribunal de l'Union européenne à Luxembourg. Le groupe allemand estime que «plusieurs aspects de la décision» de la Commission européenne sont «incorrects».

Le spectre du monopole 

Concernant NYSE Euronext, «une décision n'a pas encore été prise», a dit une source proche du dossier. Interrogé par l'AFP, l'opérateur boursier n'a pas souhaité faire de commentaire. De son côté, la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, a pris acte de la décision de l'opérateur boursier Deutsche Börse.

«Nous allons défendre notre décision devant le tribunal de l'Union européenne», a affirmé le porte-parole du commissaire en charge de la Concurrence, Joaquin Almunia. «C'était la bonne décision car si cette fusion avait eu lieu, cela aurait créé un quasi-monopole» dans le secteur des dérivés, a-t-il ajouté lors d'un point de presse.

Début février, la Commission européenne avait opposé son veto à la fusion entre NYSE Euronext et Deutsche Börse, empêchant ainsi la création du premier opérateur boursier au monde en invoquant un risque de trop forte concentration. Le projet prévoyait que le holding serait détenu à 60% par les actionnaires de Deutsche Börse et à 40% par ceux de NYSE Euronext, qui gère les places de New York, Paris, Bruxelles, Amsterdam ou encore Lisbonne.