Restauration: La baisse de la TVA a permis de créer près de 60.000 emplois

FISCALITE Les restaurateurs de l'Hexagone ont fait honneur au contrat d'avenir...

Bertrand de Volontat

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Les organisations professionnelles d'hôteliers et de restaurateurs ont demandé jeudi en urgence un rendez-vous avec les ministres de l'Economie et du Budget, pour en savoir plus sur les intentions du gouvernement en matière de TVA, ont-elles annoncé dans un communiqué.
Les organisations professionnelles d'hôteliers et de restaurateurs ont demandé jeudi en urgence un rendez-vous avec les ministres de l'Economie et du Budget, pour en savoir plus sur les intentions du gouvernement en matière de TVA, ont-elles annoncé dans un communiqué. — Mychele Daniau afp.com

Le cabinet de conseil Eurogroup Consulting rapporte, dans une étude relayée par Les Echos, que l’abaissement du taux de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) sur le service de table a eu un impact positif sur les restaurateurs. Le cabinet constate qu’«ils ont respecté les engagements» au titre du contrat d’avenir accompagnant l’application de la TVA réduite à 5,5% le 1er juillet 2009, puis relevée à 7% fin 2011.  

Avec une TVA à 19,6%, la restauration deviendrait un privilège

Bien que notant les disparités entre chaînes de restauration et restaurants indépendants, le cabinet relève une baisse moyenne de trois points des prix entre juin 2009 et juin 2011, conforme aux objectifs. La baisse de la TVA a tout particulièrement permis la création de 58.000 emplois salariés en deux ans. Le contrat d’avenir en prévoyait 40.000 seulement (20.000 pérennes, 20.000 en alternance). L’étude note néanmoins que les emplois en alternance peinent à «décrocher significativement» malgré les efforts.

Le maintien d’une TVA à 7% permettra à la restauration de conserver une hausse annuelle de sa croissance de 3% sur la période 2012-2016, selon Eurogroup Consulting. En revanche, un retour à 19,6% serait un frein, estime-t-il. Même si les restaurateurs répercutaient faiblement le changement sur les prix, le volume croîtrait certes mais la rentabilité chuterait.

A l’inverse, une forte répercussion sur les tarifs en restaurant assurerait la rentabilité du secteur, mais modifierait les habitudes de consommation des Français. Aller au restaurant deviendrait alors le fait des catégories socioprofessionnelles (CSP) «fortunées».