France: La crise freinera la croissance de la chimie en 2012

Reuters

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 La croissance de la production de la chimie française devrait ralentir à 1,8% en volume en 2012 après celle de 5,9% réalisée en 2011, en raison du ralentissement économique et de la hausse du coît des matières premières et de l'énergie.


Le rapport annuel de l'Union des industries chimiques (UIC), publié mardi, révèle que les performances de la France ont été meilleures que celle de l'ensemble de l'Union européenne, dans laquelle la croissance du secteur n'a été que de 1,1% l'an dernier et ne devrait pas dépasser 1,5% en 2012. Au total, le chiffre d'affaires de l'industrie a augmenté de 13% l'an dernier, à 86,7 milliards d'euros.

«On voit 2012 de façon relativement positive mais avec un nombre d'incertitudes parce que le monde bouge à toute vitesse», a déclaré le président de l'UIC Olivier Homolle dans une interview à Reuters, tout en observant que le niveau de croissance de 1,8% attendu cette année est «tout à fait honorable».

Il a souligné que la dégradation du climat économique en Europe et le ralentissement constaté dans l'ensemble de l'industrie en France avaient progressivement affecté le secteur de la chimie, dont les stocks se sont alourdis à partir du deuxième trimestre.


Bonne tenue des parfums et des cosmétiques

Les bonnes nouvelles, a poursuivi Olivier Homolle, «c'est qu'il n'y a pas de raison que l'Asie ne continue pas à tirer de façon assez significative l'économie mondiale et que, depuis le début de l'année, les Etats-Unis ont donné des signes de croissance significative qui ont un bon impact sur l'économie globale».

Avec 5,9% de croissance en 2011, la production de l'industrie chimique française est revenue l'an dernier, en volume, aux niveaux d'avant la crise financière; celle-ci l'avait fait chuter de 1,1% en 2008 et de 9,5% en 2009, sa baisse la plus forte en 20 ans.

L'an dernier, elle a principalement été tirée par la chimie destinée à la fabrication des cosmétiques, des parfums et, dans une moindre mesure, des produits d'entretien.

A l'exportation, la demande des marchés extérieurs, en particulier émergents, a été soutenue en 2011, entraînant une hausse des ventes de 9,8% en valeur. Mais en raison d'un niveau élevé d'importations (+12,4%), le solde du secteur s'est réduit à 4,4 milliards d'euros, contre 5,0 milliards en 2010

En 2012, la croissance des exportations devrait redevenir proche du niveau moyen de 2% enregistré entre 1990 et 2011. La croissance européenne est vue à 1,5%.