La vente de Rafale à l'Inde pourrait se faire dans les six mois

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Le gouvernement suisse a décidé d'acheter 22 avions de combat Gripen au groupe suédois Saab, préféré à Dassault, pour remplacer ses F5 Tiger obsolètes, selon un communiqué officiel publié mercredi.
Le gouvernement suisse a décidé d'acheter 22 avions de combat Gripen au groupe suédois Saab, préféré à Dassault, pour remplacer ses F5 Tiger obsolètes, selon un communiqué officiel publié mercredi. — Karim Sahib afp.com

Dassault estime pouvoir conclure la vente de Rafale à l'Inde d'ici six mois, un contrat qui a un effet d'entraînement sur d'autres négociations à l'international, indique Eric Trappier, directeur de l'international de l'avionneur dans un entretien aux Echos à paraître lundi.

L'Inde a choisi fin janvier d'entrer en négociations exclusives avec Dassault pour équiper son armée de 126 avions de chasse Rafale, qui était moins cher que son concurrent Eurofighter. «Les Indiens souhaitent aller vite, et envisagent une conclusion sous six mois environ», dit au quotidien français Eric Trappier, qui rappelle notamment la nécessité de «finaliser les clauses techniques et industrielles».

«L'appel d'offres indien a désigné de manière claire le meilleur avion»

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, avait estimé début février que «les plus optimistes» pensent que l'accord peut intervenir un délai de «six à neuf mois». Interrogé sur la possibilité d'un retour dans la course d'Eurofighter, comme ne l'a pas exclu le groupe britannique BAE Systems, Eric Trappier rappelle que «l'appel d'offres indien a désigné de manière claire le meilleur avion».

Le dirigeant de Dassault explique en outre que «le choix de New Delhi a eu un effet d'entraînement sur nos autres campagnes» de vente du Rafale à l'étranger. «Nous ne le surestimons pas, mais nous ne le sous-estimons pas non plus car cela permet de faire passer un certain nombre de messages», dit-il. A propos du Brésil, Eric Trappier rappelle que l'appel d'offres «reste gelé» et que la balle est dans le camp du gouvernement. Concernant Abou Dhabi, «nous travaillons et nous restons prudents», explique-t-il.