Bras de fer entre l'UIMM et la CGPME sur la représentativité patronale

C.P.

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Selon une information du Figaro, la puissante fédération de la métallurgie (UIMM) vient de suspendre jeudi midi le versement de sa cotisation trimestrielle à la confédération des PME. Une suspension définitive représenterait un manque à gagner de 150.000 euros par an pour la CGPME, dont elle est la première adhérente (9% des recettes de la confédération)

Cette mesure qualifiée de «symbolique» par des représentants de l’UIMM vise à marquer son désaccord avec le projet de refonte de la représentativité patronale porté par le patro de la CGMPE Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME, propose une refonte de la représentativité patronale qui prévoit qu’elle «soit désormais mesurée via une élection nationale sur sigle et non plus, comme aujourd'hui, sur l'activité supposée de chaque organisation» explique le Figaro. «D'après ce schéma, seuls les mouvements dépassant 8% des voix auraient dorénavant voix au chapitre et pourraient même additionner leur score avec des structures (comme l'Usgeres) ayant obtenu entre 5 et 8% ».

Une proposition que l’UIMM conteste tant sur le fond que sur la forme. « L'option est donc claire. Soit la CGPME revoie ses process de décision et sa copie sur la refondation patronale (et l'UIMM reviendra sur sa décision de suspension), soit elle répond négativement et la métallurgie sortira définitivement de la confédération » explique Le Figaro.