ArcelorMittal Florange: La direction appelle les syndicats à revenir négocier

EMPLOI Une réunion les réunissant à échoué vendredi matin...

E24 avec agences

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Les organisations syndicales du groupe avaient annoncé un peu plus tôt l'échec de la réunion de facilitation organisée sous l'égide de l'Etat. Elles ont néanmoins indiqué qu'elles levaient les piquets de grève devant les expéditions du site.
Les organisations syndicales du groupe avaient annoncé un peu plus tôt l'échec de la réunion de facilitation organisée sous l'égide de l'Etat. Elles ont néanmoins indiqué qu'elles levaient les piquets de grève devant les expéditions du site. — Jean-Christophe Verhaegen afp.com

Le blocage du site ArcelorMittal de Florange (Moselle) entamé lundi se poursuit. La direction a appelé vendredi les syndicats à la reprise du dialogue après l'échec de la réunion qui s'est tenue dans la matinée pour y mettre fin. Elle indique dans un communiqué être «prête à reprendre un dialogue social serein et constructif avec l'ensemble des organisations syndicales dans les plus brefs délais». Elle insiste également sur «le caractère temporaire de l'arrêt de la phase liquide du site».

Piquets de grève levés

Les organisations syndicales du groupe avaient annoncé un peu plus tôt l'échec de la réunion de facilitation organisée sous l'égide de l'Etat. Elles ont néanmoins indiqué qu'elles levaient les piquets de grève devant les expéditions du site.

Dans son communiqué, la direction du site «prend acte du fait que les organisations syndicales n'aient pas accepté de signer le protocole d'accord présentant les engagements du groupe» et «regrette que ces engagements, qui témoignent de sa volonté de redémarrer la phase liquide de Florange (les haut-fourneaux) dès que la conjoncture le permettra, n'aient pas été entendus». Elle souligne qu'elle s'est engagée à «investir 17 millions d'euros immédiatement et sans conditions de reprise économique sur le site de Florange». Elle précise qu'elle dispose dès à présent de 2 millions d'euros qu'elle va utiliser afin de compléter les travaux de maintenance déjà réalisés au cours des derniers mois. La direction ajoute que «15 millions d'euros vont également assurer le financement de deux nouveaux projets déterminants pour l'usine de Florange». Il s'agit d'engagements annoncés par ArcelorMittal le 1er mars après une rencontre entre Nicolas Sarkozy et Lakshmi Mittal, le directeur général indien du groupe sidérurgique.

Le redémarrage de deux hauts-fourneauxréclamé

Une première réunion de plus de cinq heures s'était tenue jeudi après-midi sous la conduite du sous-préfet de Thionville, qui n'avait pas permis de parvenir à un accord. La direction du site mosellan et les représentants de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC se sont donc de nouveau réunis vendredi matin, mais sans plus de résultats. Les ouvriers réclament le redémarrage de deux hauts-fourneaux de l'usine de Florange, en sommeil depuis plusieurs mois. La direction assure que cette mise en veille n'est que temporaire et qu'elle est rendue nécessaire par une baisse conjoncturelle de la demande mondiale d'acier. Un vote sur la poursuite du mouvement devrait intervenir lundi, jour où les ouvriers sont convoqués en assemblée générale à Florange.

Avec 500 emplois en jeu pour la partie à chaud, sur 2.667 salariés au total à Florange, ce site est devenu un des symboles d'une campagne pour l'élection présidentielle dans laquelle la défense de l'industrie en France est devenue un thème central.