EADS vise une hausse de ses résultats en 2012 grâce à Airbus

Reuters

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Le premier groupe européen d'aéronautique et de défense prévoit pour 2012 un Ebit avant éléments non récurrents supérieur à 2,5 milliards d'euros après l'avoir déjà augmenté l'an passé à 1,8 milliard.

Il met toutefois en garde contre les incertitudes macroéconomiques, l'avancée de son programme de long courrier A350 attendu pour le premier semestre 2014, et l'avenir des programmes de défense en Europe, notamment en Allemagne.

Le marché n'a retenu que la partie positive du message, saluant vers 9h15 ces résultats et perspectives par une hausse de plus de 9% du titre, à 29,30 euros.

«Tout est désormais prêt pour qu'EADS prenne son envol vers l'accroissement de la rentabilité», déclare dans un communiqué Louis Gallois, président exécutif d'EADS, qui cèdera cet été les commandes à l'actuel patron d'Airbus, l'Allemand Tom Enders, dans le cadre d'un jeu de siège musical destiné à préserver le crucial équilibre franco-allemand au sein du groupe.

Un carnet de commandes record

EADS anticipe une hausse supérieure à 6% de son chiffre d'affaires cette année, après une hausse de 7% à 49,13 milliards d'euros l'an dernier, les ventes d'Airbus et d'Eurocopter ayant plus que compensé le léger repli enregistré au sein du pôle spatial Astrium et de la division défense et sécurité Cassidian.

Airbus avait indiqué à la mi-janvier anticiper 600-650 commandes brutes d'avions en 2012, après un record de 1.608 en 2011, et 570 livraisons - dont environ 30 très gros porteurs A380 - contre 534 en 2011.

Fort d'une hausse de 58% de ses prises de commandes, EADS affiche fin 2011 un carnet de commandes record de 541 milliards d'euros.

Des perspectives dopées par le rafale de Dassault

EADS pourrait aussi bénéficier indirectement cette année de contrats à l'export du Rafale de Dassault Aviation, dont il détient 46% du capital.

L'Inde a annoncé fin janvier l'ouverture de négociations exclusives en vue de l'achat de 126 avions de combat français, un contrat évalué à quelque 11 milliards d'euros, tandis que la perspective d'une commande de 60 unités de la part des Emirats arabes unis a récemment refait surface, avec par ricochet un éventuel intérêt du Qatar et du Koweït voisins.