Quand les agences abusent des locataires

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Déjà soumis à l'inflation des loyers, les locataires se voient facturer des frais illégaux par les agences, a affirmé hier l'association de consommateurs CLCV (Consommation logement et cadre de vie). « Certains, comme l'état des lieux, sont courants, et d'autres apparaissent, par exemple pour l'encaissement des chèques », a expliqué David Rodrigues, en présentant une étude des plaintes recueillies.

Aucune charge ne peut être imposée si elle n'est pas mentionnée par le décret du 26 août 1987, assure la CLCV. Une analyse contestée par la Confédération nationale des administrateurs de biens (Cnab), qui représente les agences. « Des abus existent, comme la facturation de la quittance, mais certains coûts de gestion doivent être supportés par le locataire, comme l'état des lieux », estime son président, Serge Hivars. « La loi prévoit deux cas de facturation de l'état des lieux », rétorque la CLCV. Les tarifs varient de 2 e pour une quittance à 180 e pour un renouvellement de bail. Mais les locataires, peu informés, rechignent à aller en justice. Et l'autre option, qui consisterait à ne pas payer, est source de tracas, bien que légale. Aux frais s'ajoutent alors sanctions et pénalités de retard.

A. Benoit

La loi portant engagement national pour le logement, examinée par l'Assemblée nationale, interdit des pratiques comme la facturation de l'état des lieux. Mais la Cnab demande le retrait de cette disposition.